
« Contrairement à Nicolas Hulot qui croyait que l’utopie pouvait se concrétiser, François de Rugy est un pragmatique opportuniste rallié très tôt à Macron », analyse Bernard Stéphan dans La Montagne Centre France.
« Voici Rugy le peu rugissant, transfuge d’EE-LV, rallié à la macronie pro-business », regrette Laurent Joffrin dans Libération, soulignant que la nomination du « ‘pragmatique’ François de Rugy au ministère de la Transition écologique inquiète ceux qui espéraient voir préservées les grandes ambitions du gouvernement sur les questions climatiques. »
Dans Les Echos, Cécile Cornudet pense qu’Emmanuel Macron « choisit le plus terne successeur possible à Nicolas Hulot » et que « la politique des ‘petits pas' » remplace la ‘disruption’. »
« La nomination de François de Rugy, transfuge des Verts, associé à tous les choix du régime depuis, sans surface ou appuis politiques, ne sert à rien », assène Patrick Apel-Muller dans L’Humanité.
« Ecolo moderato »
Pour Nicolas Beytout de L’Opinion, cette nomination « est une bonne affaire » pour la « tranquillité politique » d’Emmanuel Macron et « la nomination d’un Vert, même pâle, coche la case écolo. »
« Sa capacité infuse à se fondre dans le panorama de la macronie et son aptitude naturelle à avaler des couleuvres ont plaidé pour son accession au ministère du sauvetage de la planète », assure peu charitablement Didier Rose (Dernières Nouvelles d’Alsace) qui juge que le nouveau ministre « cumule les caractéristiques de l’affidé comme Macron semble en chercher, maintenant qu’il tourne la page de l’ouverture à la société civile ».
« Avec Rugy comme ministre, la transition écologique ne risque pas de dépasser les 80 km/h. Quant aux chasseurs, ils ont pris un malin plaisir à se réjouir officiellement. On attend les messages de félicitations d’EDF et de Total », s’amuse Sébastien Lacroix dans L’Union. « Avec ce remaniement, Macron devait reprendre la main. Il donne plutôt l’impression de perdre pied. », conclut-il.
AFP