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Assemblée Générale de l'ONU, le Général Aoun, Réfugiés Syriens, UNRWA
M. Aoun a réitéré la position du Liban hostile à « toute implantation d’un migrant ou d’un réfugié », appelant au « retour décent, sécurisé et permanent » des réfugiés syriens dans leur pays et refusant de lier ce retour à « une solution politique incertaine ».
« Le nombre considérable (des déplacés syriens) a eu des répercussions graves sur la société libanaise à plusieurs niveaux : sécuritaire, avec l’augmentation du taux de criminalité à plus de 30 %, économique, avec un taux de chômage à 21 %, démographique, avec une densité allant de 400 à 600 habitants par kilomètre carré, a-t-il déclaré.

« À la lumière de tout cela, je confirme à nouveau la position de mon pays qui œuvre à consacrer le droit d’un retour décent, sécurisé et permanent des migrants à leur terre, et à refuser toute tergiversation ou marchandage concernant ce dossier crucial, le liant à une solution politique incertaine. De même, nous opposons un rejet à toute implantation d’un migrant ou d’un réfugié au Liban. Ainsi, nous accueillons favorablement toute initiative – à l’instar de l’initiative russe – qui vise à résoudre cette crise. »
Abordant la question palestinienne et celle des réfugiés de ce pays au Liban, M. Aoun a fustigé « les approches politiques internationales envers la région du Moyen-Orient » qui « manquent cruellement de justice ». Ces approches « affirment la chose et son contraire, semant le doute chez les peuples de la région quant à l’approche de la démocratie par des pays pionniers de ce système ». « La cause palestinienne illustre parfaitement cette situation, a-t-il poursuivi. L’impunité qui l’entoure a provoqué de nombreuses guerres au Moyen-Orient et a engendré une résistance qui ne cessera pas avant que toute iniquité soit éliminée et que la justice règne. » Le président a évoqué les récentes décisions de déménager certaines ambassades à Jérusalem (sans nommer les États-Unis) malgré le vote contre la proclamation de cette ville comme capitale d’Israël à l’Assemblée générale de l’ONU, ainsi que le vote de la loi de « l’État-nation juif » en Israël qui pousse à l’exode et au refus de l’autre, selon lui. Et pour couronner le tout, la décision de couper les aides à l’Unrwa.
« Le but de cette organisation est de répondre aux besoins (des réfugiés palestiniens) et de les protéger jusqu’à ce qu’une solution à leurs souffrances soit trouvée, a lancé le président Aoun. Est-ce que les souffrances des réfugiés palestiniens sont terminées pour que le rôle de l’Unrwa le soit aussi ? Le fait de paralyser son rôle n’est-il pas une façon de préparer la suppression du statut de réfugiés afin d’aboutir à leur assimilation dans les pays d’accueil, d’éliminer l’identité palestinienne et de consacrer l’implantation ? »
Se demandant si « la conscience mondiale peut accepter » de telles injustices, il a rappelé que « les violations israéliennes de la résolution 1701 se poursuivent au sol, par mer et par air, bien que le Liban respecte entièrement cette résolution ».
Source: OLJ