L’Iran a tiré des missiles sur un camp «terroriste» en Syrie

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Des membres des Gardiens de la révolution lors d’une parade le 22 septembre. /STR /AFP  © AFP / STR

Les Gardiens de la révolution ont visé le quartier général des responsables du crime terroriste d’Ahvaz, qui a fait 24 morts dans le sud-ouest de l’Iran. Selon les premières informations, il y aurait des morts

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi matin avoir attaqué à l’aide de «missiles balistiques» un «quartier général» de «terroristes» en Syrie en représailles à l’attentat ayant visé le 21 septembre la ville iranienne d’Ahvaz.

«Le quartier général des responsables du crime terroriste d’Ahvaz a été attaqué il y a quelques minutes à l’est de l’Euphrate par plusieurs missiles balistiques tirés par la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution», écrit l’armée idéologique de la République islamique sur son site internet officiel.

«Selon les premières informations, de nombreux terroristes takfiri et les chefs responsables du crime terroriste d’Ahvaz ont été tués ou blessés dans cette attaque aux missiles», ajoutent les Gardiens. Ils ne précisent pas à partir d’où les fusées ont été lancées. Le terme «takfiri» est utilisé par les autorités iraniennes pour désigner les djihadistes sunnites. Il dérive du mot arabe «takfir» (anathème), accusation utilisée par ces extrémistes comme justification de la violence contre ceux qu’ils estiment être des impies.

Rohani avait promis une réponse «terrible» à l’attentat d’Ahvaz

Selon l’agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs, deux types de missiles ont été utilisés par les Gardiens: des Zolfaghar (d’une portée de 750 km) et des Qiam (800 km).

Le 21 septembre, 24 personnes ont été abattues par un commando de cinq personnes ayant ouvert le feu à l’arme automatique sur un défilé militaire à Ahvaz dans le sud-ouest de l’Iran. L’attentat a été revendiqué par le groupe État islamique (EI), contre lequel l’Iran est engagé en Syrie au côté des autorités de Damas. Le jour même de l’attaque, le président iranien Hassan Rohani avait promis qu’elle serait vengée par une réponse «terrible».

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