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Si le président de la République, Emmanuel Macron, a proposé
le 27 novembre la création d’un mécanisme permettant de moduler la
fiscalité en fonction des cours du pétrole pour éviter l’envol des prix à
la pompe comme on l’a connu cette année(pour mémoire, le gazole a
augmenté de 26,5% entre juin 2016 et juin 2018 et les essences de
14,2%), il a refusé de suspendre les prochaines augmentations de la
fiscalité prévues au 1er janvier 2019. Le Premier ministre, Edouard
Philippe, a confirmé le 28 novembre que ces hausses de taxes entreront
bien en vigueur au 1er janvier prochain. Il s’agit pour le diesel d’une
nouvelle hausse de 6,5 centimes d’euros par litre et de 2,9 centimes
pour l’essence. Rappelons qu’elles s’ajoutent à une précédente
augmentation, en 2018, de 7,6 centimes par litre de gazole et 3,9
centimes par litre d’essence.
En revanche, les automobilistes pourraient profiter d’autres
compensations en 2019, le Président de la République n’ayant pas exclu
dans son discours du 27 novembre d’autres gestes dans trois mois à
l’issue d’une «grande concertation sur le terrain» (débats partout en
France sur le thème de la transition énergétique). A suivre, alors que
le mouvement des «Gilets jaunes» a annoncé poursuivre ses manifestations
en maintenant de nombreux points de blocage dans le pays. Seul espoir
d’apaisement du mécontentement à court terme, la poursuite de la baisse
des prix du pétrole qui atteint presque 30% depuis le pic des prix au
début du mois d’octobre(le baril de brut cotant autour de 60 dollars
contre 86, il y a quelques semaines).