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Belga
L’élu LRM a renvoyé une sénatrice d’EELV à son « pot de maquillage », à cause du commentaire de celle-ci concernant une citation de Brigitte Macron sur les « gilets jaunes » parue dans « Le Monde ».

« Le bureau du groupe parlementaire LREM se désolidarise de notre collègue Joachim Son-Forget à la suite de ses propos inadmissibles contre la sénatrice Esther Benbassa. Aucune controverse politique ne justifie de verser dans le sexisme et la vulgarité », a déclaré M. Le Gendre sur Twitter.
« La leçon de morale, merci de la conserver pour tes enfants », a par ailleurs lancé M. Son-Forget, toujours sur le réseau social, à son collègue LREM Ludovic Mendes qui l’appelait à s’excuser. « Je tremble », a également rétorqué le député à un message d’un référent local LREM appelant à son exclusion.
Sollicité par l’AFP sur de possibles sanctions contre le député, M. Le Gendre s’est refusé à tout nouveau commentaire. « Ce n’est pas sur la place publique que sera traité, le moment venu, le cas de Joachim Son-Forget par le bureau du groupe », a-t-il dit.
De son côté, la sénatrice a estimé que « l’expression sans complexe d’un tel sexisme, venant d’un parlementaire, après MeToo, a de quoi laisser sans voix ».
Dans un premier tweet, Mme Benbassa commentait une déclaration de Brigitte Macron sur les « gilets jaunes », rapportée par un média. M. Son-Forget lui avait répondu sur Twitter, la renvoyant à son « pot de maquillage ». La sénatrice a « détourné » « une citation prêtée à la première dame » pour mettre de l’huile « sur le feu », a-t-il riposté sur Twitter.
Le député s’est ensuite défendu sur Twitter: « La référence au maquillage ne peut en aucun cas être mélangée à une attaque sur le physique ». « La référence au maquillage n’est sexiste que dans la tête des sexistes: certains hommes en portent, et la quasi-totalité des hommes politiques en portent sur les plateaux télés où on nous demande un passage au maquillage quasi-systématiquement », avait-il poursuivi.
En septembre, le député des Français de l’étranger avait déjà reçu de vives critiques après avoir défendu le forain Marcel Campion, qui avait tenu des propos homophobes à propos d’élus parisiens.

