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Les secouristes volontaires sont bien protégés pour ne pas subir eux-mêmes les tirs de LBD ou les gaz lacrymogènes/ DDM, Frédéric Charmeux
Les secouristes volontaires sont bien protégés pour ne pas subir eux-mêmes les tirs de LBD ou les gaz lacrymogènes/ DDM, Frédéric Charmeux

les street medics» (littéralement «médecins de rue»). Reconnaissables à leurs t-shirts blancs, souvent ornés d’une croix rouge, ils évoluent dans les rues pour soigner ou dégager les blessés lors des affrontements entre police et manifestants.

Les premiers street medics officiels sont apparus aux États-Unis dans les revendications des années 60 contre la guerre du Vietnam. Aujourd’hui, ces secouristes volontaires viennent en aide aux personnes le plus souvent touchées par des tirs de LBD (lanceur de balle de défense), de gaz lacrymogènes ou d’éclats de grenades de désencerclement.

Les « street medic » n’ont aucun statut juridique. Certains sont secouristes ou urgentistes de formation, d’autres titulaires du PSC1 (certificat prévention et secours de niveau 1) ou du SST (certificat de sauveteur secouriste du travail), mais tous sont bénévoles et partagent « une volonté humaniste de s’investir ».

Une volonté teintée de militantisme, car les « street medic » tiennent à dénoncer au passage « les violences policières » et comptabilisent le nombre de blessés à chaque manifestation.