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Mike Pompeo devant le Conseil de sécurité des Nations uniesLe secrétaire d’État américain Mike Pompeo tentera d’avaliser la reconnaissance de la légitimité du président intérimaire du Venezuela. Photo: Reuters / Brendan McDermid

 

 

Les États-Unis font pression pour obtenir une déclaration commune d’appui en faveur de l’Assemblée nationale du Venezuela – l’opposition – comme « seule institution démocratiquement élue » lors de la réunion, samedi, du Conseil de sécurité des Nations unies. La Russie devrait toutefois bloquer la démarche, ont indiqué des diplomates.

Le conseil se réunira à la demande des États-Unis, après que Washington et une série de pays, dont le Canada, eurent reconnu le leader de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, comme chef de cet État d’Amérique du Sud, et fait pression sur le président Nicolas Maduro pour qu’il démissionne.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo et le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza, en plus d’autres ministres, devraient s’adresser aux pays membres. En prévision de la rencontre, les États-Unis ont fait circuler une version brouillon d’une déclaration du Conseil de sécurité.

Selon ce qu’a pu constater Reuters, on peut y lire qu’ « alors que les conditions continuent de se détériorer au Venezuela, le Conseil de sécurité exprime son plein appui à l’Assemblée nationale, en tant que seule institution démocratiquement élue du pays ».

Si le conseil avalisait cette déclaration, cela permettrait de reconnaître M. Guaido, le président de l’Assemblée nationale du Venezuela, comme chef de l’État. M. Guaido s’est autoproclamé président par intérim mercredi.

L’ambassadeur russe au Conseil de sécurité, Vassily Nebenzia, a toutefois indiqué vendredi que Moscou s’opposerait à une telle démarche de la part des États-Unis. Les déclarations du Conseil doivent être adoptées à l’unanimité.

Le document de travail « appelle immédiatement au début d’un processus politique menant à des élections libres, justes et crédibles, avec la participation d’observateurs internationaux, et ce dans les plus brefs délais ».

De son côté, l’agence de presse russe Tass écrivait vendredi que le président russe Vladimir Poutine avait évoqué ce dossier avec les autres membres permanents du Conseil.

« Une fois de plus, la position russe a été confirmée : toute intervention étrangère dans la situation politique interne [du Venezuela] ne peut être permise », a soutenu le porte-parole présidentiel, Dmitri Perkov.

 

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