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En Occident il y a bien longtemps que la gauche n‘ose plus parler de démocratiser la propriété des médias. Les grands groupes privés imposent leur image du monde au service public et… balisent l’imaginaire de la gauche. Comme le Venezuela construit une démocratie participative et bat les records en nombre d’élections, les grands médias personnalisent le processus : «Chavez ceci», «Maduro cela», «populiste», «dictateur», «iranien». Ceci est le journal d’une révolution, aux antipodes de l’AFP ou de Reuters.

(Photos:) Un après-midi de février à Caracas



Caracas, ce 2 février. Depuis des mois on n’avait vu une telle affluence populaire à un meeting bolivarien. Pendant ce temps dans les beaux quartiers, les rassemblements de la droite, moins nombreux, diffusaient l’hymne états-unien, déployaient des drapeaux US et d’Israël sur leur podium principal, applaudissant avec une certaine excitation à l’idée d’un débarquement des marines dans leur pays. Devinez pourquoi, depuis vingt ans, les médias ne vous montrent que les marches de la droite et jamais les manifestations chavistes ?

« Captain America, mon futur dépend de toi » : comment pensent les manifestants de l’opposition vénézuélienne, Caracas, le 2 février 2019.




Supporters de Guaido remplaçant le drapeau vénézuélien par le drapeau états-unien.
Malheureusement pour la droite vénézuélienne, ses drapeaux et son « american dream », les Etats-Unis et la Commissaire Européenne sont de plus en plus isolés. La communauté internationale ne suit pas Trump. La grande majorité des pays de l’ONU (plus le Conseil de Sécurité) dont les principales puissances du monde actuel que sont la Russie, la Chine, l’Inde.. ou un pays-clef comme le Mexique, ou la majorité des pays du Caricom (Caraïbes) ou encore les pays de l’Union Africaine au complet, etc… reconnaissent la légitimité du président Maduro.
Thierry Deronne, Caracas, 2 février 2019
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