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Après que le régime a reconnu avoir abattu le Boeing ukrainien avec 176 personnes à bord, un rassemblement s’est tenu samedi soir à Téhéran où des slogans «antirégime» ont été entendus.

 Le Figaro avec AFP
Samedi soir 11 janvier à Téhéran.
Samedi soir 11 janvier à Téhéran. Atta KENARE / AFP

Les autorités iraniennes ont brièvement arrêté l’ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran samedi 11 janvier, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab.

«L’arrestation de notre ambassadeur à Téhéran sans fondement ou explication est une violation flagrante de la législation internationale», a déclaré Dominic Raab.

Selon le Daily Mail, l’ambassadeur a été arrêté pour avoir prétendument «incité» les manifestants à Téhéran qui exprimaient leur colère à l’égard des autorités après la catastrophe du Boeing ukrainien dont nombre de victimes étaient iraniennes. Il a été relâché environ une heure après, selon la même source.

Dominic Raab a estimé que l’Iran devait choisir entre «sa marche vers un statut de paria» ou «prendre des mesures pour la désescalade et pour s’engager sur le chemin diplomatique». Les Etats-Unis ont appelé l’Iran à s’excuser pour cette arrestation.

Dimanche matin, l’ambassadeur a nié avoir participé à la manifestation. «Je peux confirmer que je n’ai pris part à aucune manifestation», écrit M. Macaire sur Twitter. «Je suis allé à un événement annoncé comme une veillée pour les victimes de la tragédie (du vol) #PS752», ajoute-t-il, «j’ai quitté les lieux après 5 minutes quand certains ont commencé à lancer des slogans» contre les autorités.

Le président iranien Hassan Rohani a admis samedi, après trois jours de dénégations, que l’avion ukrainien avait été abattu par erreur par un tir de missile de la défense antiaérienne iranienne.

La police iranienne a dispersé samedi des étudiants qui scandaient à Téhéran des slogans destructeurs et «radicaux« lors d’un rassemblement à la mémoire des victimes à bord du Boeing ukrainien, selon l’agence de presse iranienne Fars.

Donald Trump a mis en garde le régime de Téhéran contre «un autre massacre de manifestants pacifiques», en référence au mouvement de contestation en Iran de novembre, après ce rassemblement dans la soirée d’étudiants. Donald Trump a tweeté en anglais et en farsi au peuple iranien qu’il se tenait «à ses côtés». «Nous suivons de près vos manifestations, et votre courage nous inspire», a-t-il ajouté. «Le monde regarde», a souligné le président américain.