« La gifle contre la base US d’Ain al-Assad relève d’une décision très courageuse de la part de l’Iran. La riposte juste sur l’assassinat de Soleimani et d’Abou Mehdi, ne se limitera pas à une seule opération. Cette gifle qui a brisé le prestige des USA, fait partie d’un processus visant à expulser les forces américaines de l’Asie de l’Ouest ».
Soleimani et la libération du Sud Liban en 2000
S’agissant du Liban, quand Soleimani a été chargé à la tête de la force al-Quds en 1992, il n’a pas attendu pour qu’on parte chez lui en Iran, c’est lui qui est venu au Liban et entretenu des relations solides avec les dirigeants du Hezbollah, dans la mesure où nous sentions qu’il était l’un de nous. Il a rapidement appris la langue arabe.
Au lieu de partir chez lui en Iran, il venait très souvent au Liban pour suivre de près les besoins de la résistance. Il nous apportait une assistance morale, logistique et matérielle.
En 1998, les opérations de la résistance au Liban étaient à leur apogée. L’une des raisons du développement des opérations de la résistance et l’une des principales raisons de la libération du sud Liban en l’an 2000 a été réalisé grâce au suivi et au soutien du Hajj Qassem Soleimani, en tant que représentant de la République islamique d’Iran.
Il était un partenaire à part entière dans la libération du Liban le 25 mai 2000 et après son martyre, il est de notre devoir de dévoiler la vérité.
Après l’an 2000, il considérait que le Liban était toujours en danger et dans la ligne de mire de la vengeance israélienne, d’où le besoin de développer les capacités de la résistance et sa possession de missiles sol-sol ou sol-mer et d’autres. Il a dans ce contexte œuvré pour le développement de la force de dissuasion de la résistance face à Israël.
Soleimani et la défaite israélienne en 2006
Lors de la guerre israélienne contre le Liban en 2006, Soleimani était à Téhéran puis est venu en Syrie. Il nous a contactés pour venir au Liban. Il est resté à nos côtés durant cette guerre, dans la banlieue sud de Beyrouth sous la pluie des bombardements israéliens.
Malgré les conditions difficiles, Soleimani nous disait soit je meurs avec vous ou nous vivrons ensemble.
Et puis au lendemain de la fin de la guerre de 2006, il est rentré à Téhéran pour assurer le soutien aux déplacés, dont les maisons ont été détruites par les bombardements israéliens. La priorité était de ne laisser aucune personne dans la rue. L’Iran a également contribué à la reconstruction des zones affectées.
Menace existentielle pour ‘Israël’
Apres 2006, il a poursuivi ses efforts et est revenu lors de la guerre contre les takfiristes en Syrie.
Toujours au Liban, certains tentent de minimiser l’ampleur de la victoire sur les groupes terroristes takfiristes dans l’Anti-Liban. Sachez que la défaite de Daech à Homs, à al-Badiah, AlSakhneh… nous a permis de vaincre Daech et al-Nosra à la frontière Est du Liban. C’était une seule bataille. Hajj Qassem était présent en personne dans toute cette bataille.
Aujourd’hui, toutes les capacités et l’expertise de la résistance libanaise sont dues aux efforts et à la contribution de Hajj Qassem. Ce Liban, jadis vu par l’ennemi comme le plus faible maillon de la région, est devenu la plus grande menace existentielle pour Israël, selon l’aveu des dirigeants israéliens.
La résistance peut protéger le Liban et ses ressources, mais aussi elle constitue la menace majeure existentielle pour l’ennemi.
Franchement, jamais on ne s’attendait à ce que la résistance libanaise devienne aussi forte et menaçante pour l’ennemi. Tout ceci est grâce à Dieu, à la République Islamique dirigée par Sayed Khamenei, et son émissaire Hajj Soleimani.
Ils nous aident sans même attendre de remerciement de notre part. Nous ne sommes pas d’outils iraniens. Nous sommes les partenaires, les amis d’Iran.
Les responsables de la résistance palestinienne l’ont même reconnu: Jamais l’Iran ne nous a fait une demande pour son intérêt. Telle est la république islamique, tel est l’Islam politique que certains tentent de déformer à travers Daesh et Cie.
Cette République fournit tout type d’aides aux peuples opprimés de la région.
Voici le modèle du grand général modeste Hajj Soleimani: il est présent partout sur les premiers fronts de combat.
Nous avons besoin d’un tel modèle comme Souleimani et al-Mohandess. Un modèle qui nous sert d’exemple à suivre.
Daech, formés aux mains des Américains, et soutenus par les médias du Golfe, a apporté le projet le plus dangereux pour la région.
Hajj Abou Mahdi al-Mohandess était l’un des premiers commandants à se mettre en face de Daech et à vaincre ce groupe terroriste. La défaite de Daech a sauvé tous les pays de la région, et a favorisé la défaite de Daesh en Syrie. La Jordanie, le Koweit, l’Arabie Saoudite, l’Iran et même la Turquie auraient payé un lourd tribut si Daesh avait vaincu.
Grâce à Qassem Soleimani et Abou Mahdi, grâce au grand nombre de combattants, Daech a subi une défaite écrasante.
Tous les pays de la région doivent remercier les deux martyrs et tous les autres combattants ainsi que nos frères Libanais qui ont vaincu Daesh et préserver la sécurité dans la région.
Regardez ce que fait Daech en Afghanistan, au Nigéria, dans quelques régions en Syrie. Regardez les crimes et les massacres qu’il commet.
Avec ces deux martyrs, nous sommes devant un exemple type du combattant sincère qui œuvre jour et nuit pour vaincre les dangers.