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Bien sûr, toutes les semaines amènent leur lot de faits qui illustrent le caractère détestable de cette majorité. Mais celle-ci représente probablement une synthèse assez extraordinaire puisqu’en seulement sept jours, quatre des principaux ministres, l’intérieur, les affaires sociales, l’économie et la justice ont été rattrapés bien cruellement par la réalité ou les choix qu’ils ont fait.

Castaner, Pénicaud, Le Maire et Belloubet, ou le carré de la honte

Après l’effarante invitation à essayer la dictature du président, quatre de ses principaux ministres ont été sous le feu des projecteurs la semaine dernière, et pas sous leur meilleur profil. D’abord, Castaner s’est vu retoquer par le Conseil d’Etat le changement de règles de comptage des élections municipales, à savoir ne plus attribuer d’étiquette politique qu’aux communes de moins de 9000 habitants au lieu de 1000. Une vraie magouille puisque sur ce périmètre, aux européennes, la liste LREM a devancé de 3 points la liste RN, contre un retard d’un point au total. Il est heureux que le Conseil d’Etat ait refusé d’avaliser cette rustine seulement destinée à gonfler artificiellement le score de la majorité.

Mais le summum du pire a probablement été atteint avec l’opposition quasi unanime du gouvernement et de la majorité pour un modeste mais important progrès social : le passage de 5 à 12 jours du congé parental pour perte d’un enfant mineur (contre 15 en Grande-Bretagne). Aussi limitée soit-elle (il y a environ 5000 cas par an en France), un progrès humain ne semble avoir aucune importante pour les marcheurs, du moment qu’elle occasionne un surcoût même minime pour les entreprises. C’est ainsi qu’ils ont pu bloquer ce progrès malgré l’accord unanime des autres groupes, de LR à La France Insoumise ! Le tollé déclenché par ce choix a néanmoins imposé un rétropédalag, qui n’efface pas l’acte 1.

Bien sûr, les macronistes pourront toujours faire valoir qu’ils ont su écouter et revenir sur leur premier choix. Mais le simple fait que tout ce que compte la macronie compte de playmobile ai fait corps pour s’y opposer dans un premier temps en dit long sur ce qui les unit idéologiquement… De même, le rétropédalage en deux temps de la ministre de la justice après avoir osé dire que « l’insulte à la religion » serait « une atteinte à la liberté de conscience » au sujet de l’affaire Mila, en dit long sur la perméabilité aux idées communautaristes dans cette majorité, dénoncée par Charlie Hebdo. Voilà qui rappelle la comparaison hallucinante faite par  Aurélien Tâché entre le voile islamique et le serre-tête.

Enfin, les chiffres de la croissance du 4ème trimestre sont tombés, avec un recul du PIB de 0,1 point sur un trimestre et une croissance de seulement 1,2% en 2019. Bien sûr, les grêves ont probablement pénalisé les résultats, mais comme les économistes estimaient l’impact autour de 0,1 point de PIB, cela signifie que l’économie française n’est guère vaillante. Pourtant, ce n’est pas faute que Macron, sous Hollande et après, ait multiplié les mesures pour « libérer notre croissance ». Plus de 5 ans après le virage de la compétitivité, rien n’atteste la pertinence du choix de la politique de l’offre, accéléré par Macron en 2017. Pouvoir d’achat, emploi ou croissance : rien n’a vraiment progressé…

Cette semaine devra être retenue : elle est un condensé de tout ce qui ne va pas en macronie. Tentative de bidouillage des résultats des élections refusé par le Conseil d’Etat, refus inhumain d’un progrès social pourtant évident, peméabilité aux arguments des islamistes et résultats économiques nuls : voilà le bilan de près de 3 ans de présidence Macron. Vivement qu’elle prenne fin !

Source : http://www.gaullistelibre.com/2020/02/malhonnete-inhumaine-inefficace-et.html