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Les points à retenir:
« Cette épidémie qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens est la plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle. »
Si nous avons pu retarder la propagation du virus et limiter les cas sévères, c’est grâce à eux parce que tous ont répondu présents. C’est pourquoi, en votre nom, et avant toute chose, j’aimerais exprimer ce soir la reconnaissance à ces héros en blouse blanche. Ces milliers de femmes et d’hommes admirables qui n’ont d’autre boussole que le soin. »
« Nous ne sommes qu’au début de cette épidémie et partout, elle s’accélère, elle s’intensifie. Face à cela, la priorité absolue pour notre nation sera notre santé. Je ne transigerai sur rien et un principe nous guide pour définir nos actions. »
« La maladie touchera d’abord les personnes les plus vulnérables. Beaucoup d’entre eux auront besoin de soins adaptés à l’hôpital, souvent d’assistance respiratoire. Il faudra aussi se préparer à une possible deuxième vague qui touchera un peu plus tard en nombre beaucoup plus réduit, des personnes plus jeunes, a priori moins exposées à la maladie, mais qu’il faudra soigner également. »
“J’ai interrogé les scientifiques sur nos élections municipales, dont le premier tour se tiendra dans quelques jours. Ils considèrent que rien ne s’oppose à ce que les Français, même les vulnérables, se rendent aux urnes. Mais il conviendra de veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires.”
« Mais pour notre intérêt collectif, dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermées. Fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus. »
« Les transports publics seront maintenus, car les arrêter, ce serait tout bloquer, y compris la possibilité de soigner. »

« Dans les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et SIPH de chômage partiel sera mis en oeuvre. (…) L’Etat prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux. (…) Je veux que nous puissions protéger aussi nos indépendants, et donc nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour donner cette garantie sur le plan économique. »

« En parallèle, j’ai demandé au gouvernement de préparer d’ores et déjà un plan de relance national et européen cohérent avec nos priorités et nos engagements pour l’avenir. La Banque centrale européenne a déjà fait part aujourd’hui de ses premières décisions. Seront-elles suffisantes ? Je ne le crois pas. L’Europe réagira de manière organisée, massive, pour protéger son économie.

Nous devons aujourd’hui éviter deux écueils, mes chers compatriotes. D’une part, le repli nationaliste. Ce virus, il n’a pas de passeport. Il nous faut unir nos forces, coordonner nos réponses, coopérer. La coordination européenne est essentielle et j’y veillerai. »

« Je compte sur vous parce que le gouvernement ne peut pas tout et parce nous sommes une nation. Chacun a son rôle à jouer. Je compte sur vous pour respecter les consignes qui sont et seront données par les autorités et en particulier ces fameux gestes barrières contre le virus. Elles sont aujourd’hui encore trop peu appliquées.

Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydroalcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d’un mètre. Ils peuvent apparaître anodins. Ils sauvent des vies. C’est pourquoi, mes chers compatriotes, je vous appelle solennellement à les adopter. »

« Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile au grand jour les faiblesses de nos démocraties.
Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans condition de revenus, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe.
Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie, au fond à d’autres, est une folie. »