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« Les transports publics seront maintenus, car les arrêter, ce serait tout bloquer, y compris la possibilité de soigner. »
« Dans les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et SIPH de chômage partiel sera mis en oeuvre. (…) L’Etat prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux. (…) Je veux que nous puissions protéger aussi nos indépendants, et donc nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour donner cette garantie sur le plan économique. »
« En parallèle, j’ai demandé au gouvernement de préparer d’ores et déjà un plan de relance national et européen cohérent avec nos priorités et nos engagements pour l’avenir. La Banque centrale européenne a déjà fait part aujourd’hui de ses premières décisions. Seront-elles suffisantes ? Je ne le crois pas. L’Europe réagira de manière organisée, massive, pour protéger son économie.
Nous devons aujourd’hui éviter deux écueils, mes chers compatriotes. D’une part, le repli nationaliste. Ce virus, il n’a pas de passeport. Il nous faut unir nos forces, coordonner nos réponses, coopérer. La coordination européenne est essentielle et j’y veillerai. »
« Je compte sur vous parce que le gouvernement ne peut pas tout et parce nous sommes une nation. Chacun a son rôle à jouer. Je compte sur vous pour respecter les consignes qui sont et seront données par les autorités et en particulier ces fameux gestes barrières contre le virus. Elles sont aujourd’hui encore trop peu appliquées.
Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydroalcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d’un mètre. Ils peuvent apparaître anodins. Ils sauvent des vies. C’est pourquoi, mes chers compatriotes, je vous appelle solennellement à les adopter. »
« Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile au grand jour les faiblesses de nos démocraties.
Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans condition de revenus, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe.
Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie, au fond à d’autres, est une folie. »