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Une théorie avancée par le professeur français Luc Montagnier, co-découvreur du virus du sida, selon laquelle le nouveau coronavirus serait issu d’un accident de laboratoire, a été vivement contestée vendredi par la communauté scientifique.

En atteste, selon lui, la présence d’éléments du VIH dans le génome du nouveau virus, et même d’éléments du « germe de la malaria », argumente-t-il dans un entretien aux sites frequencemedicale et pourquoidocteur.

« Cela n’a pas de sens. Ce sont de tout petits éléments que l’on retrouve dans d’autres virus de la même famille, d’autres coronavirus dans la nature », explique à l’AFP le virologue Etienne Simon-Lorière de l’Institut Pasteur à Paris. « Ce sont des morceaux du génome qui ressemblent en fait à plein de séquences dans le matériel génétique de bactéries, de virus et de plantes », lance-t-il.

« C’est aberrant » pour un virologue de l’Institut Pasteur

« Si on prend un mot dans un livre et que ce mot ressemble à celui d’un autre livre, peut-on dire que l’un a copié sur l’autre ? » « C’est aberrant », assène ce responsable de la structure génomique évolutive des virus ARN à l’Institut Pasteur.

La théorie selon laquelle ce virus est issu de manipulations génétiques circule depuis longtemps et a été déjà démentie d’après les analyses du génome du virus communiqué par les Chinois, d’autant que les chercheurs dans le monde entier ont pu depuis isoler et analyser eux-même ce virus à partir de prélèvements provenant de patients sur leur propre territoire.

Outre ses théories sur les ondes électromagnétiques émises par l’ADN et sur les bienfaits de la papaye, qui lui ont attiré les moqueries, il s’est affiché en 2017 aux cotés du Pr Henri Joyeux, figure de proue des antivaccins, et a joint sa voix pour dénoncer la dangerosité des vaccins et de la vaccination obligatoire estimant qu’on risquait « avec une bonne volonté au départ, d’empoisonner petit à petit toute la population ».