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Big pharma, Gilets jaunes, Jean-Marie Bigard, professeur Raoult
Bigard a la rage. Le monde ne tourne plus rond. Ou plutôt s’emballe de manière déraisonné, façon Derviche tourneurs. Alors Bigard éructe. S’en prend tour à tour aux « guignols qui nous gouvernent préférant mentir sur la dangerosité des masques qu’avouer que l’on en n’a pas », à « ceux qui sabrent le professeur Raoult et sa Chloroquine avec des études foireuses juste parce qu’il casse les couilles des laboratoires avec un traitement en vente depuis 70 ans et qui ne coûte rien ! », à « Big Pharma qui se moque de soigner les gens, parce que tout ce qu’ils veulent c’est engranger les milliards ! », à « ce monde abruti où les intérêts financiers priment sur la santé », à « cette humanité qui va crever à cause de leur cupidité »… « Ceux qui nous gouvernent ont du sang sur les mains. Et cette histoire est pire que celle du sang contaminé », conclut-il son réquisitoire. Pour Bigard, pas question de se taire. Même s’il dit connaitre les risques à « trop l’ouvrir » : « en m’attaquant aux puissants comme Big Pharma, je sais qu’on va tout faire pour me nuire, me salir, peut-être même que l’on va me buter ! On me souffle aujourd’hui de faire attention lorsque je prends mon scooter… »
Porte-drapeau des Gilets jaunes
Bien sûr, il est étonné que Macron l’appelle. Flatté même. Lui qui fut cloué au pilori il y a encore quelques mois par le tribunal de la bien-pensance après une blague graveleuse commise sur le plateau de son ami Cyril Hanouna. « Chacune de mes vidéos sont vues par 8 à 10 millions de personnes ! », s’enorgueillit l’humoriste « Alors à travers moi, Macron sait qu’il peut sentir le goût du peuple, le questionner. Je suis leur porte-drapeau. Comme tout monarque, il aime prendre la température du peuple. Un peu comme un Louis XI qui se déguisait presqu’en clodo pour savoir ce que l’on disait de lui dans les campagnes et les bas-fonds. Je respecte Macron car il a eu le courage de m’appeler. “ Je vous ai écouté et je vous écoute toujours ”, m’a-t-il dit ».
Sa colère pourrait-elle le pousser à prendre la tête d’une révolte populaire contre les élites ? De Franchir le pas d’une candidature à la présidentielle en 2022 comme l’ont fait avant lui un Coluche, un Beppe Grillo en Italie ou un Zelensky en Ukraine ? « S’il y a un nouveau monde après cette crise, je veux bien en faire partie. Et si je peux être utile à mon peuple, je le ferai. Le seul parti d’opposition en France, ce sont les Gilets jaunes. Je suis prêt à être leur porte-drapeau. »