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Par claude lelièvre

Si l’on veut la clarté , il y a une seule question qui vaille : le ministère et Jean-Michel Blanquer ont-ils ou non participé à la mise en place d’ « Avenir lycéen » qui serait alors un « syndicat maison ». Et l’enquête à ce sujet ne saurait être confiée à un organisme maison, la DGESCO

Il apparaît que le ministre de l »Education nationale et le Premier ministre appliquent pour le moment les recettes de l’un de leurs collègues au gouvernement : le ministre de la Justice Dupond-Moretti, un avocat ténor de la stratégie de la  »défense de rupture » (qui consiste, lorsque l’on est dans l’embarras, à tenter de substituer d’autres questions ou problématiques à une question précise qui gêne).

Et cela se décline sous différentes formes : accuser les   »accusateurs » en les affublant de certains qualificatifs pour les déconsidérer ; annoncer la mise en place d’une enquête administrative (ministérielle) limitée à un contrôle sur les pièces comptables d »’Avenir lycéen » (Jean-Michel Blanquer), ou  »mieux » sur celles de l’ensemble des syndicats lycéens depuis 10 ans (le Premier ministre).

Enfin et surtout multiplier les considérations à propos d’une autre problématique, celle de  »l’indépendance » des syndicats lycéens (voire étudiants…) et de leurs relations avec d’autres organisations (syndicales ou politiques)

Bref, il s’agit de  »noyer le poisson  » en substituant d’autres questions ou d’autres problématiques à la question qui gène (selon la stratégie de la  »défense de rupture ») .

Si, au contraire, on veut la clarté, alors il s’agit surtout de ne pas perdre de vue la question : le ministère et le ministre ont-ils participé à la mise en place d’un  »syndicat maison » ( une opération qui n’a jamais eu lieu auparavant) ; et il faut obtenir une instruction de cette question par une instance indépendante.

Histoire et politiques scolaires