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Un Antonov 124 de l'armée russe est visible derrière plusieurs véhicules. Des journalistes sont présents.
Un Antonov 124 de l’armée russe transportant des composants de missiles S-400 à la base aérienne de Murted, près d’Ankara. Photo : Getty Images / Mustafa Kirazli

Reuters

La Turquie ne fera pas marche arrière sur l’acquisition des systèmes de défense russes S-400, malgré les sanctions imposées par les États-Unis, a déclaré jeudi le porte-parole de la présidence à Ankara, tout en indiquant vouloir résoudre par le dialogue les problèmes avec cet allié de l’OTAN.

Washington a imposé en décembre dernier des sanctions contre la Turquie pour l’acquisition des systèmes S-400, disant y voir une menace pour son programme d’avions de combat F-35 et une incompatibilité avec les systèmes de défense partagés de l’OTAN.

Ankara nie ces arguments et assure qu’il n’y a aucun danger pour ses alliés de l’Alliance atlantique.

Depuis l’arrivée, le 20 janvier, de Joe Biden à la présidence américaine, la Turquie dit vouloir de meilleurs liens avec les États-Unis et a proposé un groupe de travail commun sur la question des S-400.

Washington a rejeté cette proposition et fait savoir que les sanctions resteront en vigueur tant qu’Ankara sera en possession des missiles.

Dans un entretien à la télévision publique TRT Haber, le porte-parole de la présidence turque a déclaré que des discussions étaient organisées avec Washington sur les désaccords entre les deux pays, mais il a ajouté qu’une issue rapide ne devait pas être attendue.

Les États-Unis ont jusqu’à présent déclaré qu’ils ne prendraient part à aucune négociation sur cette question [des S-400]. La Turquie ne tournera pas le dos aux S-400 russes, a dit Ibrahim Kalin.

Quand nous regardons le panorama stratégique maintenant, nous pensons que nous pouvons effectuer des avancées, a-t-il affirmé.

En proposant des solutions, nous serons en négociations, a-t-il poursuivi, sans fournir davantage de précisions.