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AFP

La région du Piémont, dans le nord-ouest de l’Italie, a décidé dimanche 14 mars de suspendre provisoirement l’administration du vaccin AstraZeneca, après la mort d’un enseignant vacciné la veille, a annoncé l’autorité de santé régionale.

« Il s’agit d’une mesure d’extrême précaution, en attendant de vérifier s’il existe un lien de causalité entre la vaccination et le décès », a expliqué le conseiller pour la santé de la région du Piémont, Luigi Genesio Icardi, dans un communiqué.

L’enseignant, dont l’âge n’est pas précisé, est décédé dimanche à Biella, commune située au nord de Turin.

L’Italie avait décidé jeudi dernier d’interdire à titre de précaution l’utilisation d’un lot de vaccins anti-Covid d’AstraZeneca/Oxford en raison de craintes liées à la formation de caillots de sang.

Des inspecteurs du ministère italien de la Santé se sont rendus dimanche en Sicile pour mener l’enquête sur la mort d’un militaire de 43 ans décédé le 9 mars dans l’île du sud de l’Italie après l’injection d’une dose du vaccin AstraZeneca. Une autopsie du corps a déjà été réalisée samedi à l’hôpital de Catane, dans l’est de l’île.

Cette mesure intervient alors que le Danemark, l’Islande et la Norvège ont récemment décidé de suspendre l’utilisation du sérum pour quatorze jours. D’autres pays, comme l’Italie, l’Autriche, l’Estonie, la Lituanie la Lettonie et le Luxembourg avaient déjà, quelques jours plus tôt, cessé d’administrer les vaccins issus de certains lots. Quant à l’Irlande, elle vient de recommander à son tour la suspension.