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par Karine Bechet-Golovko
Ce qui se passe après l’attentat de Rambouillet, commis par un Tunisien « radicalisé », immigré illégal vivant tranquillement en France avant d’être régularisé, justement au moment de sa « radicalisation », sert de prétexte pour renforcer le contrôle sur internet, mais surtout pas pour renforcer, ou plutôt mettre en place, une lutte réelle contre l’immigration illégale. C’en est à se demander jusqu’à quel point le terrorisme est devenu une excuse utile pour lutter contre les libertés individuelles, trop dérangeantes aujourd’hui, sans surtout remettre en cause le terrorisme lui-même, qui pour des raisons idéologiques, ne peut absolument pas être lié à l’islamisme …
Il y a une semaine de cela, Stéphanie Montfermé, fonctionnaire de police, est assassinée à coups de couteaux par Jamel Gorchene, Tunisien arrivé illégalement en France en 2009 et régularisé en 2020.
Toute réaction normale d’un Gouvernement adéquat aurait été de s’interroger sur la passoire de nos frontières, sur les dangers de la politique pro-islamiste qui se développe avec le clientélisme chez nos dirigeants et sur les moyens de renforcer le contrôle de l’immigration illégale.
Mais non, la réaction est un renforcement de la législation de lutte contre le terrorisme, pourquoi pas, mais qui passe principalement par un renforcement de la surveillance sur internet :
« Suite à l’attaque terroriste de Rambouillet, le gouvernement riposte en actualisant ses mesures antiterroristes. Une des principales mesures qui sera mise à jour concerne le dispositif des boîtes noires, des mécanismes qui permettraient d’analyser l’historique web des internautes pour détecter les menaces terroristes. »
Si l’on s’intéresse au parcours de Jamel Gorchene, l’on peut s’interroger sur l’efficacité de ces mesures dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Je cite :
« Ensuite, à l’automne 2020, ses publications révèlent « une adhésion à une idéologie légitimant la violence contre ceux ayant offensé le Prophète », a admis Jean-François Ricard, le procureur national antiterroriste. Mais pas de quoi le faire rentrer dans les radars. « Des comptes Facebook comme celui-là, il y en a des milliers », assure une source dans le renseignement. »
Donc, son compte Facebook était connu, c’était un bon islamiste repéré et, comme les autres, considéré comme non dangereux – la politique actuelle de « tolérance » l’exigeant, sinon c’est du racisme. Point et ça ne se discute pas. Et le profile de son père non plus ne soulève pas de questions :
« Depuis le début de l’année, son père, un retraité à la pratique de l’islam très rigoriste, le trouve simplement « déprimé ». »
Donc, maintenant, ça s’appelle comme ça, « pratique de l’islam très rigoriste« . Qu’en termes délicats ces choses sont dites !
Ainsi, les forces de sécurité avaient déjà accès à son compte Facebook, ils avaient déjà noté la dérive, mais cette dérive, une parmi beaucoup d’autres, n’est pas considérée comme dangereuse. Que changera la réforme législative ?
Si l’information est déjà accessible, le problème n’est pas dans l’accès à l’information, mais dans son interprétation en fonction des normes politico-sociales imposées. Or, ces normes ne vont pas évoluer avec cette loi, elles dépendent de la volonté politique. Et la volonté politique dirigeante est claire : nous sommes tolérants. Tolérants jusqu’à l’absurde. Tolérants par faiblesse. Tolérants par petitesse. D’autres par intérêt.
Notre très cher Jamel était mal dans sa peau, d’ailleurs il est allé voir un désenvoûteur, en plus c’était un gars sympa car, en situation irrégulière, en en 2015, il poste un drapeau français … Ca vaut bien une naturalisation !
Un tel niveau de gouvernance ne ressort pas de l’incompétence, c’est trop facile. C’est du fanatisme. Il y a une véritable volonté, pour raison idéologique, de ne pas lutter contre l’islamisme, et donc contre le terrorisme.
Comment appelleriez-vous cela ?
Source:http://russiepolitics.blogspot.com/2021/05/lexcuse-de-rambouillet-renforcer-la.html
