D’après un sondage Ifop publié dans Le Journal du dimanche , 35% de la population affirme «soutenir» ou éprouver de la «sympathie» pour le mouvement. Au contraire, 49% des Français s’y disent opposés et 16% sont «indifférents».
«On n’est pas dans la marginalité ou dans l’anecdotique, ce n’est pas une poignée d’hurluberlus», analyse Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études à l’Ifop, pour le JDD. «Même si les participants sont dans l’outrance, ils arrivent à s’attirer la sympathie et le soutien d’un tiers de la population», constate-t-il.
Des profils proches des «gilets jaunes»
Quel est le profil de ces soutiens au mouvement ? Ils sont principalement jeunes (51% chez les moins de 35 ans), sont souvent artisans ou commerçants (50%) et issus de la classe modeste ou pauvre (44%). Ils sont également plus nombreux dans les petites villes (46%). Politiquement, les soutiens des anti-passe sont surtout proches de La France insoumise (57%), mais aussi du Rassemblement national (49%). La très large majorité d’entre eux (79%) refuse en tout cas de se faire vacciner.
Les soutiens de ces derniers sont ainsi 54% à être favorables à la protestation contre le passe, quasiment 20 points de plus que la moyenne de la population. Et ceux qui «se sentent gilets jaunes» sont 69% à soutenir le mouvement. «C’est cette France un peu délaissée, qui galère et qu’on avait déjà identifiée dans la crise des gilets jaunes, qui affirme le plus sous soutien à ces manifestations contre le passe sanitaire», commente Jean-Philippe Dubrulle.