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Guillaume Peltier, vice-président délégué des Républicains, député de Loir-et-Cher
Trois ans quasiment jour pour jour après le début du mouvement des Gilets Jaunes, le Gouvernement toujours incapable de baisser les taxes, préfère encore délivrer une pseudo-prime ! Une annonce démagogique de cent euros, déposés au pied du sapin des Français gagnant moins de 2000 euros par mois, pour éviter une nouvelle gronde sociale, du moins le temps des élections.
Alors que les prix du gaz ont augmenté de 7,9% au 1er septembre, que le carburant : « Sans plomb 95 » a connu une hausse de 20% en un an, que les prix de l’électricité ont globalement explosé de 60% depuis l’ouverture à la concurrence en 2007, la France devrait connaitre, pour couronner le tout, une hausse moyenne de 10% des tarifs TTC de l’électricité pour l’année à venir. A défaut de rendre aux Français le surplus fiscal de 2 milliards d’euros, Jean Castex propose une obole ridicule. Comme si le « quoi qu’il en coûte » était devenu l’unique réflexe de la politique macroniste, souillée d’une démagogie de rustine et d’une bureaucratie vertigineuse.
Nous sommes le premier pays de la planète en prélèvement d’impôts mais nous sommes aussi le premier pays à distribuer « généreusement » l’argent de nos impôts pour permettre à nos concitoyens de mieux payer… leurs impôts. C’est Etienne de la Boétie qui résume le mieux ce que nous vivons : « les tyrans faisaient largesse du quart du blé, du septier de vin, du sesterce… Chacun ne faisait que recouvrer une part de son bien. Et cette part même qu’ils recouvraient, le tyran n’aurait pu la leur donner si, auparavant, il ne la leur avait pas enlevée » (discours de la servitude volontaire, 1576).
Je continuerai mon combat pour ne pas laisser les Français victimes de cette double injustice. Celle du poids – très socialiste – des réglementations, des normes, des charges, des transferts sociaux, des taxes et des impôts ; mais aussi celle du piège – très mondialiste – du libre-échange absolu, de ce capitalisme fou qui dérégule, ouvre les frontières à tous vents, sans aucune contrepartie. Nous ne pouvons plus être les idiots utiles de cette machinerie bureaucratique. Il est urgent de baisser les taxes désormais ! C’est pourquoi, j’ai déposé une proposition de loi visant à réduire à 5,5 % la TVA sur l’électricité, l’énergie calorifique, le gaz naturel combustible et le carburant. Que l’État incapable redonne l’argent des Français aux Français.