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Le maire de Sceaux Philippe Laurent brigue la présidence de l'association des maires de France dont l'élection aura lieu les 16 et 17 novembre 2021.
Le maire de Sceaux Philippe Laurent brigue la présidence de l’association des maires de France dont l’élection aura lieu les 16 et 17 novembre 2021. (©Wikimédia)

Par Olivia Kouassi

Philippe Laurent sera, lors des élections qui se dérouleront du mardi 16 au mercredi 17 novembre 2021 lors du 103ème congrès des maires et des présidents d’intercommunalités de France, face au maire républicain de Cannes David Lisnard, soutenu par le président sortant François Baroin, maire de Troyes (Aube). 

Actu : Pourquoi avez-vous décidé de vous porter candidat à la présidence de l’AMF ?

Philippe Laurent : Je suis un membre actif du bureau de l’AMF depuis 20 ans. J’ai passé une dizaine d’années en tant que vice-président et je suis le secrétaire général de l’association depuis sept ans. Je pense donc que ma candidature est légitime, je suis connu auprès des maires de France et je connais les dossiers. Je me suis lancé dans la politique pour être maire, pour faire de la politique de proximité. J’estime réunir l’expérience et les conditions nécessaires pour briguer ce mandat.

Quels seront vos projets en tant que président de l’AMF ?

PL : La place de la commune doit rester importante dans l’organigramme politique. Les maires sont des figures connues et aimées de la population. Mon objectif est de rendre l’AMF plus utile et plus efficace pour ceux qui exercent cette profession et pour cela nous devons être en mesure de négocier avec l’administration centrale et auprès du Parlement. L’AMF doit être présente auprès de tout ce qui fait la vie du pays, elle doit être une autorité présente au niveau national. C’est un travail de couture social, de présence sur le terrain et de communication qui va rendre cela possible.

Vous avez mentionné votre ambition de « décentraliser la République » qu’est ce que cela veut dire pour vous ?

PL : Quand une consigne ou une directive est donnée à un haut niveau, nous l’avons vu lors de la gestion de la crise sanitaire mais pas uniquement, ça ne se passe pas forcément bien. La France est très protéiforme, on ne peut pas traiter un problème de la même manière partout. Il faut bien sûr un cadre général mais il y a ce besoin de laisser une marge de manœuvre à des échelles plus locales. Cela passe également par les préfets qui devraient avoir plus de responsabilités.

Votre élection en tant que président aura-t-elle une incidence sur votre rôle de maire de la ville de Sceaux ?

PL : Mon élection ne changera pas grand chose pour les administrés de Sceaux si ce n’est qu’ils me verront plus à la télévision. Si je suis élu, je resterai bien sûr maire de la commune.

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