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AIEA, Anne-Claire Legendre, Etats-Unis, Iran, pays du Golfe, Sanctione américaines

Téhéran (IRNA)- Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a qualifié les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran de poursuite de la politique avortée de Washington concernant la République islamique.
«La République islamique considère que les nouveaux efforts de sanctions des États-Unis sont la continuation de la politique de pression maximale de [l’ancien président américain Donald] Trump», a déclaré jeudi Saeed Khatibzadeh.
Ces remarques sont intervenues après que le département du Trésor américain a placé six Iraniens et une institution sur la liste des sanctions de Washington sous prétexte qu’ils tentaient d’avoir un impact sur les élections présidentielles américaines de 2020.
«Ce sont des efforts [qui sont pris] par désespoir», a-t-il déclaré, condamnant les sanctions comme une offre «illégitime» de la part d’un pays qui, lui-même, a un historique de longue date d’ingérence dans les affaires intérieures de diverses autres nations.
Khatibzadeh a condamné séparément les propos tenus par son homologue française Anne-Claire Legendre, par lesquels elle avait appelé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à envoyer un « message fort » à l’Iran et a exhorté la République islamique à revenir à ses obligations nucléaires « sans retard.»
Les commentaires du responsable français plus tôt dans la journée concernaient les mesures nucléaires correctives légitimes de l’Iran que la République islamique a pris en représailles au non-engagement de la contrepartie à un accord nucléaire de 2015 entre la République islamique et d’autres.
L’Iran a initié les contre-mesures en 2019, après avoir observé une année de patience stratégique face au retrait des États-Unis de l’accord, sa réintroduction des sanctions que l’accord avait levées, et d’autres, dont le refus de la France elle-même de s’opposer aux sanctions.
Khatibzadeh a évoqué les propos du responsable français comme un moyen d’essayer d’«influencer l’attitude de l’AIEA», affirmant que de tels commentaires indiscrets ne servaient qu’à «ternir la réputation de l’agence en tant qu’organisation technique et spécialisée des Nations Unies».
Enfin, le responsable iranien a commenté une déclaration anti-iranienne publiée jeudi à la suite d’une réunion à Riyad, la capitale saoudienne, entre le responsable américain de l’Iran, Robert Malley, des émissaires européens et des responsables du Conseil de coopération du golfe Persique.
La déclaration a répété les remarques iranophobes des pays collectifs concernant le travail nucléaire de la République islamique et son influence régionale.
Khatibzadeh a souligné la propre histoire des pays en matière de troubles et d’interférences régionales, affirmant que la réunion et sa déclaration finale étaient «si factices et dépourvues de légitimité qu’elles ne justifient pas une réaction».