Le président de la République et le gouvernement ont décidé de soumettre au Parlement un énième projet de loi relatif à la crise sanitaire.
Jauges pour les rassemblements intérieurs et extérieurs, retour du port du masque dans les centre-villes, interdiction des boissons et des consommations dans les salles de sport, les transports, les lieux de culture, sans parler de l’obligation de consommer assis dans les bars et restaurants ou encore transformation du passe sanitaire en passe vaccinal…
Je ne reviendrai pas sur l’inutilité connue et reconnue de certaines mesures bureaucratiques de bonnes consciences, comme le port du masque en extérieur…
Je ne m’attarderai plus sur l’absurdité d’une société fondée sur la discrimination entre les vaccinés et les non-vaccinés ou sur le non-sens sanitaire du passe vaccinal : oui, le vaccin protège des formes graves mais n’empêche en rien les contaminations ; qui se trouve être le plus « dangereux » pour notre santé entre un jeune non-vacciné disposant d’un test négatif et un vacciné positif titulaire d’un passe ?
Je n’argumenterai pas ici non plus sur la volonté cynique de nos gouvernants de tout faire pour nous empêcher de parler de tous les autres sujets qui angoissent tant de nos compatriotes : la France rurale, les salaires, les impôts, notre souveraineté, l’école de nos enfants, l’identité de notre pays, notre patrimoine naturel et culturel, les fins de mois, l’immigration, l’insécurité, le chômage, l’indépendance agricole et alimentaire, la lutte contre la pauvreté, le terrorisme, la fierté de notre culture…
Je viens juste vous écrire, avec force et gravité, que je n’accepte pas que notre société qui doit être fondée sur la liberté, la responsabilité et la confiance bascule vers la folie infantilisante du contrôle de tous sur tous.
La santé de chacun est une priorité, comme l’est aussi la santé de notre démocratie et de nos libertés. Il est sain de pouvoir émettre des avis critiques sur une politique gouvernementale sans être immédiatement mis au ban des accusés ou de subir la caricature des anathèmes. L’esprit critique et le doute constituent les piliers d’une démocratie vivante.
Je crois à l’utilité des vaccins pour prévenir les formes graves des plus fragiles d’entre-nous mais je ne crois pas en la stratégie du tout-vaccinal qui nous interdit de préparer l’avenir et de trouver des solutions durables aux vrais sujets de santé publique.
Pour le reste, il est cocasse d’ailleurs de noter que nos gouvernants sont incapables de mieux récompenser nos travailleurs et de lutter contre l’assistanat, incapables d’éradiquer les fraudes sociales et fiscales qui nous coûtent près de 100 milliards d’euros par an, incapables de mettre hors d’état de nuire les délinquants et les trafiquants, incapables d’expulser les détenus étrangers ou les terroristes fichés, incapables de réduire la dette et nos impôts, incapables de sauver notre école, d’y rétablir le mérite ou l’amour de la France, de mieux rémunérer nos professeurs ou nos services publics, de réparer notre justice pour mieux aider nos forces de l’ordre… Mais ils sont tellement capables de nous épuiser d’injonctions absurdes, paternalistes et bureaucratiques : le taux d’incidence, les durées d’isolement à géométrie variable, les multiples conférences de presse et communiques contradictoires, les mensonges répétés sur les masques, les tests, le vaccin lui-même… Plus l’Etat est impuissant, plus il est bureaucratique !
Pour ma part, en tant que député du peuple, je préfère la lumière de la raison au dogme de la peur ;
En tant que député du peuple, je refuse le paternalisme bureaucratique de nos gouvernants : leurs règles rigides sont tellement ridicules jusqu’à oser nous parler de la manière dont nous pourrons boire notre café… ;
En tant que député du peuple, je crois en la science : oui, nous devons tout faire pour vacciner les plus fragiles.
En tant que député du peuple, je plaide pour une autre politique : outre la vaccination des plus vulnérables, nous devons également avec détermination investir dans l’hôpital, dans les traitements qui commencent à être autorisés en Europe (par l’Agence européenne des médicaments) qui évoque cinq traitements sérieux à venir, à développer la stratégie des tests, à lever les brevets, à préparer l’embauche de futurs soignants, à mieux aider nos médecins, nos pharmaciens, nos infirmiers, à préparer l’avenir dans la recherche médicale et la réindustrialisation de notre pays…
Je veux la concorde nationale, j’ai confiance en l’avenir et je prône une politique de la raison contre celle de la peur.
À l’Assemblée nationale, je voterai donc contre le passe vaccinal.
Debout et libre.
Guillaume Peltier
Député de Loir-et-Cher
Conseiller départemental de Chambord
Source: https://r.m.guillaumepeltier.fr/