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Alexander De Croo, Belgique, Convaincre, Emmanuel Macron, Emmerder, non vaccinés
Alexander De Croo a réagi après les propos polémiques du président français.
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Ce vendredi, Emmanuel Macron s’est justifié à propos de ses déclarations au sujet des non-vaccinés. Pour rappel, le chef d’Etat français avait expliqué vouloir les « emmerder jusqu’au bout ». Il a annoncé ce vendredi qu’il « assumait totalement » cette intervention.
Invité ce jeudi sur le plateau de RTL pour parler du Codeco, Alexander De Croo estime qu’Emmanuel Macron a eu tort d’employer des termes aussi méprisants. « Ce n’est pas mon vocabulaire. Je ne le dirai clairement pas de cette manière-là », a-t-il commencé. « Si l’on utilise le mot ’embêter’, moi, je veux plutôt embêter le virus, pas les gens. Ce que l’on veut, c’est faire le maximum pour ralentir ce virus. Et pour cela, une seule chose nous aide vraiment: la vaccination. « , a-t-il ajouté.
Le Premier ministre a surtout voulu féliciter la Belgique pour son comportement face à la vaccination: « Dans notre pays, elle fonctionne très bien. Aujourd’hui, un Belge adulte sur deux a déjà reçu le booster. Il y a beaucoup de volonté de se faire vacciner dans notre pays. Je sais qu’il y a une partie de la population qui hésite et je ferai tout pour la convaincre. Mais je reste convaincu que convaincre les gens, c’est plus efficace que les embêter ».
« Pas de regret »
En décembre, le Comité de concertation avait suscité de vives critiques à cause de la fermeture du secteur culturel. Le gouvernement a d’ailleurs dû faire machine arrière après une décision du Conseil d’Etat. Pour le Premier ministre, il n’y a aucun regret à avoir à propos des décisions qui ont été prises. « On ne peut pas me reprocher d’avoir été prudent dans une période d’incertitude« , juge-t-il. « Je comprends la déception dans le monde culturel mais de l’autre côté, dans nos hôpitaux, on a chaque jour des gens qui donnent le maximum d’eux-mêmes depuis près de deux ans. Il faut qu’on essaie au maximum de préserver nos systèmes de santé, garder nos écoles rouvertes. »
Bien évidemment, il ne conteste pas la décision du Conseil d’Etat. « Nous sommes dans un État de droit. Le Conseil d’État a pris une décision et a cassé les mesures que nous avions prises. Je m’incline. C’est la décision du Conseil d’État, on n’avait pas le choix », a-t-il conclu.