Le président français a discuté pendant 1 h 45 avec son homologue russe avant d’appeler le président ukrainien ce dimanche à la mi-journée.
AFP
Dimanche 20 février, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont entretenus par téléphone afin d’évoquer les moyens d’éviter une guerre majeure en Europe, a annoncé l’Élysée. « L’entretien avec le président Poutine a commencé comme prévu à 11 heures », a indiqué la présidence française. Après leur rencontre du 7 février à Moscou, cette discussion entre les dirigeants français et russe constitue « les derniers efforts possibles et nécessaires pour éviter un conflit majeur en Ukraine », a souligné l’Élysée.
Le président français s’est ensuite entretenu dimanche avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. « L’entretien téléphonique avec le président Poutine a duré 1 h 45. Le président de la République échange en ce moment par voie téléphonique avec le président Zelensky », a indiqué la présidence française.
Zelensky demande l’apaisement
Ces appels interviennent alors que les tirs sur le front dans l’Est ukrainien, où les séparatistes prorusses contrôlent une partie du Donbass depuis 2014, ont connu une hausse spectaculaire ces derniers jours. La Biélorussie a en outre annoncé que les exercices militaires conjoints avec la Russie menés sur son territoire, qui devaient se terminer dimanche, se poursuivraient en raison de l’aggravation des tensions en Ukraine voisine. Dans ce contexte de volatilité extrême, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé samedi aux États-Unis et à l’Otan de cesser leur politique « d’apaisement » de la Russie.
Lors d’un précédent entretien téléphonique, Volodymyr Zelensky a par ailleurs dit samedi soir à Emmanuel Macron qu’il ne « riposterait » pas aux « provocations » russes dans l’est de l’Ukraine et restait prêt au « dialogue » avec Moscou. Les Occidentaux ne peuvent continuer à tendre indéfiniment « un rameau d’olivier » alors que la Russie fait monter la tension le long de la frontière ukrainienne, a souligné dimanche le président du Conseil européen Charles Michel. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé de son côté que la Russie préparait « ce qui pourrait être la plus grande guerre en Europe depuis 1945 ».