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par Aurélie BESSET
À quelques jours du premier tour, le président sortant est dans une posture favorable pour briguer un second mandat. Pourtant, tant sur le plan de la diplomatie, de l’économie, de la souveraineté que de la démocratique, son bilan ne plaide pas en sa faveur.

Alors que tous les sondages prédisent que les Français s’apprêtent à ré-élire Macron pour poursuivre son aventure présidentielle de cinq ans et que rhétorique antifasciste, procès en incompétence et poutinisation de l’opposition battent leur plein du côté médiatique, il est crucial que les Français puissent peser les risques et conséquences qu’ils auront à assumer s’ils faisaient ce choix le 10 et le 24 avril.
Macron l’atlantiste nous pousse vers une troisième Guerre mondiale
Les Américains visent à diviser pour mieux régner et veulent empêcher l’émergence d’une puissance européenne rivale qui s’étendrait de l’Atlantique à l’Oural. Dans ce but ils mènent une stratégie agressive à laquelle participe Macron contre nos intérêts, d’extension de l’OTAN jusqu’aux frontières russes pour maintenir un état de guerre froide permanent, d’empilement de missiles nucléaires américains sur le sol européen et d’humiliation de la Russie par une propagande russophobe permanente relayée en France. Macron n’a pas respecté sa parole sur les garanties données à la Russie concernant la mise en œuvre des accords de Minsk négociés suite au coup d’État de 2014 en Ukraine, soutenu par les États-Unis d’Obama afin de réduire l’aire d’influence russe. Les bombardements et exactions conduits depuis 8 ans par le nouveau régime proaméricain contre les populations prorusses du Donbass n’ont pas ému la communauté internationale, tout comme les victimes de la guerre au Yémen menée par l’Arabie Saoudite avec des armes françaises ou le génocide des Ouïghours en Chine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky projetait de développer l’arme nucléaire, ce qui posait une menace réelle aux frontières russes comme lors de la crise des missiles de Cuba en 1962 pour les États-Unis. Enfin, la Chine, l’Inde et le Brésil ont voté aux Nations unies pour la mise en place d’une enquête sur les 26 laboratoires biologiques américains présents en Ukraine dans lesquels la Russie dit avoir trouvé des armes biologiques pourtant interdites par le droit international, balayé d’un revers de main par l’Occident comme une fake news.
Les lourdes sanctions économiques, tout comme le soutien financier massif et les armes de guerre envoyées à Zelensky en Ukraine sur décision de Biden, déclinées avec zèle par l’Union européenne (UE), conduisent à l’escalade de la violence et l’isolement de l’Occident dans le monde. L’UE, qui était censée œuvrer pour la paix en Europe, se montre hystérique et belliqueuse à travers Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui a décidé seule et de manière autoritaire de fermer le média Russia Today qui permettait de comprendre le point de vue russe dans le monde et concourir au dialogue civilisationnel et à la diplomatie. Les sanctions économiques irresponsables risquent de précipiter une défaillance de paiement des Russes sur leur dette publique, suivie d’une crise économique comparable à celle de 2008. Le monde réalise que la finance internationale n’est pas fiable et, déjà, certains pays se détournent du dollar comme monnaie internationale et inventent des systèmes de paiement parallèles à SWIFT et VISA, disloquant à terme la domination occidentale et sa mondialisation. L’inflation grimpe et les Occidentaux vont devoir payer beaucoup plus cher des biens essentiels comme leur énergie et leur alimentation, si cela ne provoque pas carrément des famines dans certaines parties du monde.
Le récent ultimatum lancé par les États-Unis à la Chine, sommée de choisir entre l’Occident ou la Russie alors que celle-ci soutient la Russie depuis le début face à l’impérialisme américain, nous mène tout droit vers un conflit mondial et le risque d’une guerre nucléaire.
Macron le mondialiste nous mène au sous-développement
Emmanuel Macron croit dur comme fer à la fin des nations, réunies au sein d’un grand marché économique sous domination occidentale, où chaque pays se spécialiserait dans la production de certains biens et services et se les échangeraient sur des milliers de kilomètres par cargo, faisant fi au passage des conséquences sur le réchauffement climatique d’une telle consommation d’énergie. Macron a ainsi abandonné l’industrie française et a commencé à dépecer le secteur nucléaire tout comme le secteur agricole, pour nous cantonner au secteur touristique et à la production de produits de luxe. Résultat, notre balance commerciale n’a jamais été aussi catastrophique, le patrimoine économique français ainsi que la dette publique sont détenus massivement à l’étranger et la France s’appauvrit de jour en jour.
La crise du COVID a démontré qu’une telle dépendance aux autres nations met en jeu la survie même des Français lorsqu’il faut s’équiper soudainement de millions de masques ou produire plus de paracétamol alors que les nations s’écharpent pour les obtenir et que nous sommes incapables de les fabriquer nous même.
La guerre en Ukraine et l’escalade en cours nous démontrent l’erreur monumentale de stratégie à dépendre de l’énergie russe, qui provoquera l’effondrement des économies européennes si Poutine vient à arrêter les exportations. Il en va de même si la Chine entre dans le conflit et arrête de nous vendre tous les produits industriels que nous avons aveuglément délocalisés chez elle. Nous tomberions encore plus bas dans la misère si l’Inde, laboratoire pharmaceutique du monde, venait à se ranger du côté de la Russie lors d’un conflit mondial du fait de l’alliance des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) nouée de longue date aux Nations unies. Il suffirait qu’un sous-marin russe coupe le câble Internet sous l’océan Atlantique pour achever la start-up nation chère à Macron.
Macron le néolibéral détruit nos services publics
En pleine crise du COVID, et alors que nous avions besoin de lits d’hôpitaux supplémentaires, la politique néolibérale de Macron s’est poursuivie avec la fermeture de milliers de lits, opérant un « virage ambulatoire » vers le secteur privé. Les déserts médicaux se généralisent et l’hôpital fait grève pour dénoncer leurs conditions de travail déplorables suite aux mesures budgétaires néolibérales, mais qu’à cela ne tienne, Macron poursuit les « restructurations » avec la fermeture à tour de bras des services de santé de proximité.
De même, alors que l’école accueille plus de 60 000 nouveaux élèves depuis cinq ans dans le secondaire, la politique néolibérale de Macron a consisté à supprimer des milliers de postes d’enseignants, faisant de la France le pays européen avec le plus d’élèves par classe. Après une réforme catastrophique du Lycée et de l’enseignement professionnel pénalisant particulièrement les élèves en milieu rural qui n’ont plus accès à toutes les matières, de nouveaux projets de destruction de l’école sont dans les cartons de Macron avec notamment la transformation du Collège en école Primaire prolongée, ce qui finirait d’achever la dégringolade du niveau scolaire des petits Français. Le même constat de destruction des services publics peut être fait du côté régalien, avec une justice dysfonctionnelle, des forces de l’ordre en sous-effectif et une armée de pacotille suite aux coupes budgétaires massives poursuivies par Macron. Il n’est pas dit non plus que Macron ait enterré son projet de destruction du système des retraites en le privatisant peu à peu comme cela a été fait avec les mutuelles de santé, au bonheur du monde assurantiel.
Pourtant, les Français sont ceux qui paient le plus de prélèvements obligatoires au monde ! Les néolibéraux ont donc réussi le tour de force de sabrer les services publics tout en faisant payer toujours plus aux Français pour un « fake state »bureaucratique impuissant et obèse qui prend ses ordres à Bruxelles et détourne l’argent public vers les sondeurs et consultants privés en tout genre. La dette publique française a atteint un niveau vertigineux sous Macron qui s’approche des 3 000 milliards d’euros, dans une France à la croissance molle qui dépend des importations pour vivre et produit peu pour le reste du monde, tout en autorisant l’évasion fiscale des groupes étrangers par des mécanismes « d’optimisation fiscale ». Avec la montée probable des taux d’intérêt, tout ceci nous mènera à la ruine de nos enfants.
Macron l’autoritariste tue notre démocratie
En 2017, Macron a été porté au pouvoir par la propagande des médias de masse détenus par une poignée de milliardaires. En 2022, ces mêmes médias évitent de parler du bilan de Macron et étouffent la campagne électorale depuis septembre avec le sujet du COVID, suivi d’un bombardement de propagande et fausses informations venues de Zelensky en Ukraine, afin de glorifier Macron à nouveau dans son costume de chef d’État au-dessus de ses opposants et lui permettre d’enjamber l’élection présidentielle. Lors de la crise des Gilets jaunes, la même technique médiatique a été employée pour faire taire les contestataires, Macron ayant repris le contrôle des images diffusées aux Français par une mise en scène de lui-même parlant à un public trié sur le volet comme pour chacun de ses déplacements médiatiques, lors d’un grand débat qui n’aura servi qu’à cela. Ces mêmes médias censurent et diabolisent tout ce qui ne rentre pas dans leur récit manichéen, tels que la sénilité et les affaires de corruption de Biden ou les nombreuses preuves de fraude aux élections américaines de 2020 ayant permis aux mondialistes de se débarrasser de Trump. Macron sait qu’il n’a rien à craindre du Conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius ni du CSA étant donné que les institutions sont verrouillées par une direction pro-Macron grâce au jeu des nominations.
Dans l’optique macroniste, l’économie et les intérêts financiers priment sur le politique et l’intérêt national, ce qui justifie un récit médiatique qui déconstruit la nation et le peuple, ainsi remplacés par une glorification du mondialisme et de l’interchangeabilité des hommes réduits au statut « d’individu », de « consommateur » ou de « migrants ». Les mondialistes imposent une pensée unique avec leur « politiquement correct », inventée par les régimes totalitaires pour maintenir en place un parti unique, et repris par les GAFAM affiliés aux démocrates aux États-Unis pour restreindre la liberté d’expression planétaire. LREM a déjà absorbé la plupart des élus issus du PS et s’apprête à priori à en faire de même avec les élus LR pour poursuivre l’Ancien Monde que Macron prétendait dégager. Ses opposants politiques sont persécutés comme ce fut le cas lors de la répression policière des Gilets jaunes, la perquisition médiatisée chez Mélenchon, l’ouverture du procès Filon en pleine campagne électorale ou encore la nazification ad nauseam de Le Pen et Zemmour lors des « minutes de la haine » quotidiennes.
Mais le pire réside dans la mise en place de projets politiques occultes sans contrôle démocratique à travers des associations confidentielles et financements étrangers comme le groupe Bilderberg, le forum de Davos ou la fondation Open Society de Soros, sans oublier le lobbying intense et secret auprès de la Commission européenne, qui crée une collusion entre les élites politico-financiaro-médiatiques occidentales en vue de poursuivre leurs intérêts. Macron fait partie de la communauté des « Young Global Leaders » formés par le Forum Économique Mondial de Davos pour mettre en place une gouvernance mondiale non démocratique en vue de faire le bonheur du monde selon une conception oligarchique. Dans ce but, la souveraineté nationale du peuple, qui est au cœur du système démocratique et qui est garantie par notre Constitution, devient un obstacle à contourner et le projet macroniste de politiser les Préfets en nommant ses copains à cette fonction créera le risque réel de bourrage des urnes en fonction du candidat que veulent faire élire les mondialistes, comme cela s’est pratiqué sous le dictateur Napoléon III.
En résumé, la ligne politique atlantiste, mondialiste, néolibérale et autoritariste de Macron nous mène à la catastrophe. Son bilan est un échec total, dans la continuité de ceux de Hollande et Sarkozy, et il promet aux Français un deuxième mandat dans la continuité du premier. Le sombre avenir de la France qui se profile avec Macron comprend notamment une course vers la III Guerre mondiale, un sous-développement économique, la destruction de nos services publics et la mise en place d’un régime autoritariste. Si les Français se sont habitués à voter contre un candidat aux élections présidentielles plutôt que pour, alors je les enjoins à ouvrir les yeux et à ne pas voter Macron. Les autres candidats ne peuvent pas faire pire.