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L’Ukraine a réclamé hier des armes d’artillerie occidentale «de longue portée» qui lui permettraient selon elle de reprendre rapidement la ville stratégique de Severodonetsk (est), où pourrait se jouer toute la bataille du Donbass, selon le président ukrainien.

Les soldats ukrainiens livrent à Severodonetsk l’une des «batailles les plus difficiles» depuis le début de la guerre, le 24 février, selon le président Volodymyr Zelensky. «A bien des égards, le sort de notre Donbass se décide là», a estimé M. Zelensky dans une vidéo diffusée mercredi soir.

Mettre la main sur cette ville ouvrirait à Moscou la route d’une autre grande ville du Donbass, Kramatorsk, et marquerait une étape importante en vue d’une conquête de l’intégralité de cette région frontalière de la Russie, déjà en partie tenue depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

L’Ukraine pourrait toutefois reprendre Severodonetsk «en deux, trois jours», dès qu’elle disposera d’armes d’artillerie occidentales «de longue portée», a assuré hier Sergueiï Gaïdaï, gouverneur de Lougansk, l’une des deux régions du Donbass.

Ces armes sont d’autant plus urgentes pour l’Ukraine qu’elle déplore chaque jour «jusqu’à 100 soldats» tués et «500 blessés» dans les combats avec l’armée russe, a déclaré hier le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov. M. Zelensky avait indiqué le 1er juin que son armée perdait entre 60 et 100 soldats par jour. La semaine dernière, Severodonetsk semblait sur le point de tomber aux mains de l’armée russe, mais les troupes ukrainiennes ont contre-attaqué, malgré leur infériorité numérique. Les forces russes regagnent cependant du terrain depuis, et contrôlaient mercredi soir «une majeure partie» de la ville, selon le gouverneur.

Les forces russes ont notamment bombardé la grande usine chimique Azot au moins deux fois, touchant un centre de production d’ammonium, a-t-il précisé. Quelque 800 civils seraient pris au piège dans cette usine, où ils se sont réfugiés.

ats/AFP