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Washington a également annoncé une nouvelle salve de sanctions à l’égard d’entreprises et personnalités russes.

Des débris de blindés jonchent la rue.
Des débris de blindés dans les rues de Balaklia, près de Kharkiv, où les forces armées ukrainiennes sont entrées le 10 septembre.Photo : afp via getty images / JUAN BARRETO

Agence France-Presse

La Maison-Blanche a validé un nouveau volet d’une aide militaire à l’Ukraine qui pourrait aller jusqu’à 600 millions de dollars américains, selon un communiqué publié jeudi.

Cette assistance se compose d’équipements et de services, mais aussi de formation, selon l’exécutif américain, qui ne donne pas plus de détails, notamment sur les armements fournis.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les États-Unis ont déjà fourni pour plus de 15 milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine.

Cette nouvelle annonce américaine survient au moment où l’armée ukrainienne mène depuis le début de septembre une vaste contre-offensive.

Washington a également annoncé jeudi une nouvelle salve de sanctions ciblant une longue liste d’entreprises technologiques et des responsables russes, dont des banquiers, un groupe paramilitaire néonazi et une proche du président Vladimir Poutine, accusée d’avoir coordonné le déplacement contraint d’enfants ukrainiens.

« Les États-Unis continueront à prendre des mesures fortes afin que la Russie rende des comptes pour ses crimes de guerre, les atrocités et son agression en Ukraine. »

La secrétaire au Trésor, Janet Yellen

Quelque 22 responsables et entités sont ainsi placés sur la liste noire des États-Unis, notamment des proches du leader tchétchène Ramzan Kadyrov, lui-même déjà sanctionné, ainsi que des hauts responsables du système bancaire russe, dont Vladimir Komlev, qui dirige le système de paiement Mir.

Parallèlement, les départements du Trésor et du Commerce interdisent toute exportation vers la Russie et le Bélarus de matériaux informatiques dans le but, selon le Trésor, d’empêcher les efforts de reconstruction de l’armée russe, qui a subi, selon les Américains, de lourdes pertes dans sa guerre contre l’Ukraine lancée le 24 février.

Le secteur des technologies de pointe ciblé

Le département d’État américain a également annoncé des sanctions envers 31 entreprises présentes notamment dans le secteur spatial russe, comme la construction de satellites, mais aussi dans les technologies de pointe, comme celles impliquées dans la fabrication de semi-conducteurs ou l’informatique quantique.

Cinq responsables russes accusés d’avoir permis le vol de céréales ukrainiennes par la Russie ont aussi été mis sur la liste noire des États-Unis.

Les sanctions du département du Trésor visent par ailleurs une proche du président russe, Maria Lvova-Belova, qui dirige la Commission présidentielle russe pour le droit des enfants, et qui est accusée d’avoir coordonné le déplacement forcé vers la Russie de milliers d’enfants ukrainiens, selon le communiqué.

L’entourage de Kadyrov visé par des sanctions

Ces sanctions concernent également des membres de la famille du dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, dont ses épouses et ses filles. Présenté comme l’homme de main du président russe, Ramzan Kadyrov a accumulé une extrême richesse avec une maison dans les Émirats, un zoo privé, des véhicules de luxe et une importante caisse illicite, selon le texte.

Enfin, les États-Unis ciblent la Task Force Rusich, un groupe paramilitaire néonazi associé au groupe Wagner, accusé d’avoir participé à des combats aux côtés des troupes russes en Ukraine, en particulier près de la ville de Kharkiv.

Le groupe Wagner est réputé comme étant lié à l’oligarque russe Evguéni Prigojine, lui-même considéré comme un proche du président russe.

« Ceux qui ont été nommés aujourd’hui, des auteurs de violences à une responsable ayant facilité le déplacement intentionnel d’enfants d’Ukraine, offrent un exemple des comportements reflétant la guerre injustifiée du gouvernement russe« , a souligné le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Ces sanctions ont pour effet de geler les avoirs éventuels des personnes désignées et de limiter leurs transactions financières ainsi que, plus globalement, leur accès aux marchés financiers internationaux.