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13.10.2022 16:38

Nous trouvons les déclarations de Macron sur le fait que la Russie utilise le conflit du Nagorno-Karabakh pour déstabiliser le Caucase du Sud scandaleuses et totalement inacceptables. Ces attaques s’inscrivent dans le droit fil de la politique anti-russe de l’Occident, qui consiste à diaboliser la Russie, et sont révélatrices des tentatives de transfert de la logique de confrontation de l’Ukraine vers d’autres parties de l’espace post-soviétique, notamment le Caucase du Sud. Les affabulations absurdes du président français révèlent le désintérêt de Paris pour l’établissement d’une paix durable dans la région et remettent en question la capacité de son pays à y jouer un rôle constructif.

Contrairement à la France, qui, même pendant les périodes d’aggravation entre Bakou et Erevan, s’est limitée aux appels classiques à la paix, la Russie a contribué concrètement à la résolution du conflit. Notre pays a contribué de manière décisive à la signature d’une déclaration trilatérale par les dirigeants de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie et de la Russie le 9 novembre 2020, qui a mis fin à l’effusion de sang. Le contingent de maintien de la paix déployé conformément à cet accord reste le garant de la sécurité dans la région. Les soldats de la paix préviennent efficacement les incidents dans leur zone de responsabilité, aident à instaurer une vie pacifique – en fournissant une aide humanitaire et en restaurant les infrastructures. Grâce à leur aide, 53 000 réfugiés sont rentrés chez eux, plus de 2 000 cadavres ont été remis, un total de 146 détenus ont été rendus et plus de 25 000 engins explosifs ont été désamorcés.

C’est la Russie qui a lancé les travaux en vue d’une normalisation complète des relations entre Bakou et Erevan. Avec la participation de la Russie, des efforts actifs se poursuivent pour promouvoir un agenda de paix basé sur les déclarations des dirigeants des trois pays faites le 9 novembre 2020, le 11 janvier et le 26 novembre 2021. En particulier, des mesures sont prises pour débloquer toutes les liaisons économiques et de transport dans le Caucase du Sud, délimiter la frontière arméno-azerbaïdjanaise, conclure un traité de paix, établir un dialogue par des canaux publics et d’experts.

Les tentatives de Paris d’enfoncer un coin dans les relations de la Russie avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie, avec lesquels la Russie entretient des liens anciens et multiformes, sont vouées à l’échec et ne feront que dévaluer davantage l’autorité de la France dans la région.

Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie