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La société française a fait l’objet de vives critiques pour s’être accrochée à ses investissements en Russie.

Par Victor Jack
La société française TotalEnergies va retirer sa participation de 19,4 % dans le grand groupe énergétique russe Novatek, pour un coût de 3,7 milliards de dollars, a annoncé la société vendredi.
TotalEnergies retirera ses deux représentants au conseil d’administration de Novatek « avec effet immédiat » et n’inclura plus les revenus de son investissement dans Novatek dans ses rapports financiers, a déclaré la société.
Cette décision affectera également les réserves prouvées de TotalEnergies, en les réduisant de 1,7 milliard de barils.
Contrairement à ses concurrents Shell et BP, TotalEnergies a fait l’objet de vives critiques pour s’être accroché à ses investissements en Russie malgré la guerre en Ukraine.
En septembre, la société s’est défendue contre les rapports des médias qui l’accusaient de fournir du carburant aux avions de chasse russes en Ukraine. TotalEnergies a fait valoir qu’elle « n’opérait pas et ne coopérait pas » dans le champ de Termokarstovoye, dans le nord de la Russie, qui produit du kérosène qui pourrait éventuellement être utilisé par les militaires.
Le mois dernier, Patrick Pouyanné, PDG de la société, a déclaré que la « seule motivation » de TotalEnergies pour conserver ses actifs russes était « d’acheminer du [gaz naturel liquéfié] vers l’Europe ».
TotalEnergies a déclaré que ses deux représentants au conseil d’administration de Novatek s’étaient abstenus de voter sur les affaires de la société et « en particulier sur les questions financières » à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et des sanctions occidentales qui ont suivi.
La société conserve une participation dans les projets russes Yamal LNG et Arctic LNG 2.
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