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Des duels d’artillerie se poursuivaient hier à Bakhmout, épicentre des combats dans l’est de l’Ukraine, et des bombardements ailleurs, malgré l’annonce par Moscou d’un cessez-le-feu unilatéral de 36 heures, dénoncé comme une manœuvre par Kiev et ses alliés.

Des journalistes de l’AFP ont entendu des tirs côté ukrainien comme côté russe après le début du cessez-le-feu dans cette ville aux rues en grande partie détruites et désertées, mais leur intensité était moindre par rapport aux jours précédents.

Des dizaines de civils étaient rassemblés dans un bâtiment servant à la distribution de l’aide humanitaire, où des bénévoles ont organisé une célébration de Noël, distribuant des mandarines, des pommes et des biscuits, une heure avant l’entrée en vigueur à 9 h GMT de la trêve russe.

Pavlo Diatchenko, un policier de Bakhmout, a assuré que la trêve était une «provocation» russe qui n’aiderait pas les civils de la ville. «Ils sont bombardés jour et nuit et quasiment chaque jour, il y a des personnes tuées», dit-il.

L’armée russe a assuré respecter sa trêve, mais a accusé les troupes ukrainiennes de «continuer à bombarder les villes et les positions russes».

Le chef adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne a rapporté deux frappes russes sur Kramatorsk (est) ayant touché un immeuble résidentiel sans faire de victimes. Plus tôt, avant la trêve, il avait évoqué un bombardement russe sur Kherson (sud). Dans la région de Lougansk (est), les autorités ont rapporté 14 tirs d’artillerie et trois assauts russes avec des civils.