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La dirigeante régionale taïwanaise Tsai Ing-wen a entamé un voyage mercredi, affirmant qu’elle se rendait au Guatemala et au Belize en Amérique centrale. Toutefois, il est clair pour tout le monde que la pièce maîtresse de ce voyage sera le « transit » par les États-Unis. C’est un tour qu’elle a déjà joué six fois et, son mandat arrivant bientôt à échéance, elle semble vouloir faire un dernier grand coup avant la fin de sa carrière politique. Toutefois, les manifestations publiques qui « se sont opposées à la vente de Taïwan aux États-Unis et à la collusion entre les États-Unis et Taïwan qui nuira à l’île » ont rappelé à Tsai que cette visite ne lui laissera qu’une « position historique » de descendante déshonorée.
Sur la voie de la recherche de l’indépendance avec le soutien des États-Unis, Tsai et les autorités du Parti démocrate progressiste (DPP) se sont comportées comme des joueurs désespérés qui ont perdu la raison. Cependant, le problème est que les enjeux qu’ils mettent en jeu ne sont pas seulement leurs biens personnels ou ceux de leur parti, mais les moyens de subsistance et le bien-être de la population taïwanaise, voire le destin de l’île. Une atmosphère d’inquiétude règne dans les médias de l’île, qui craignent les nouvelles instructions que Tsai rapportera de son patron américain. Les médias de l’île ont décrit ce voyage comme « une bombe attachée à Taïwan et de l’essence versée sur elle-même », ce qui montre qu’il s’agit d’un voyage risqué et inquiétant.
Selon les médias taïwanais, le DPP espérait réaliser une « percée majeure » et même « obtenir une position historique » grâce au passage de Tsai aux États-Unis. Cependant, Washington a « intentionnellement minimisé la visite », la rendant plutôt fade. Les États-Unis veulent faire du transit de la dirigeante régionale une carte contre la Chine, mais ils craignent également qu’il ne devienne une grenade qu’il serait impossible de jeter si les choses allaient trop loin. Les autorités du DPP se trouvent dans une telle situation. Elles ne sont qu’un pion sur l’échiquier américain, et Washington décide où le placer en fonction de ses propres besoins géopolitiques.
Jusqu’au départ de Tsai, ni les autorités du DPP ni la partie américaine n’ont officiellement annoncé son itinéraire spécifique, et toutes sortes d’informations ont été provisoirement diffusées par les médias. On peut constater que tant Tsai que les autorités du DPP, et même la partie américaine, se méfient et savent que certaines choses ne peuvent pas être exposées publiquement car elles violent les règles. Cependant, ils ne peuvent se départir de leur désir de faire ces mauvaises choses, c’est pourquoi ils se montrent sournois et secrets. La Maison Blanche a affirmé que le « transit » de Tsai était de nature privée et qu’aucun arrangement n’avait été pris pour que des fonctionnaires américains la rencontrent. Nous attendrons de voir si ces affirmations recevront un camouflet.
La Chine a déjà fait des représentations solennelles à la partie américaine sur cette question à plusieurs reprises. Si Tsai entre en contact avec le président de la Chambre des représentants des États-Unis, Kevin McCarthy, il s’agira d’une nouvelle violation grave du principe d’une seule Chine et d’une atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine, ainsi que d’une provocation qui portera atteinte à la paix et à la stabilité de part et d’autre du détroit de Taiwan. Nous nous y opposons fermement et prendrons des contre-mesures résolues. La forme et le degré de la contre-attaque dépendront des circonstances spécifiques, et l’initiative est entre nos mains. Cependant, le résultat final sera sans aucun doute que chaque provocation de Washington sera accueillie par des contre-mesures résolues de la part de la Chine et que chaque acte d' »indépendance de Taïwan » de la part de Tsai et des autorités du DPP se traduira par un renforcement des contraintes qui pèsent sur eux.
Il y a une chose que l’on peut dire à Tsai à l’avance : Lorsqu’elle reviendra après avoir transité par les États-Unis, elle trouvera certainement une situation plus difficile. Ce qui l’attend, ce ne sont pas seulement les contre-mesures précises du continent, mais aussi la vigilance et l’opposition croissantes des habitants de l’île contre sa poursuite de l’indépendance avec le soutien des États-Unis. Elle devra également faire face à un mépris total de ses manipulations politiques, alors qu’elle ignore les moyens de subsistance et le bien-être des habitants de l’île.
Il est clair que le grand public de l’île espère des relations pacifiques de part et d’autre du détroit et qu’il est profondément préoccupé par la tendance des autorités du DPP à piétiner la ligne rouge et à provoquer une escalade des tensions, voire à déclencher un conflit. Alors que les compatriotes patriotes des deux côtés du détroit déploient les plus grands efforts pour parvenir à une réunification pacifique, le mouvement pour l’indépendance de Taïwan devient de plus en plus impopulaire sur l’île. De plus en plus de personnes sur l’île réalisent que la réunification est bénéfique, que l' »indépendance de Taïwan » est une impasse et que les États-Unis ne sont pas fiables.
Dans le contexte de relations de plus en plus tendues entre la Chine et les États-Unis, les autorités du DPP pensent qu’elles ont l’occasion de rechercher des intérêts politiques privés, ce qui est leur plus grande erreur d’appréciation. Avant le transit de Tsai aux États-Unis, l’ancien conseiller américain à la sécurité nationale, Robert O’Brien, a déclaré, lors de sa visite à Taïwan, qu’il pensait qu’une Taïwan comptant un million de citoyens armés d’AK47 « à chaque coin de rue et dans chaque immeuble » constituerait un moyen de dissuasion redoutable pour la Chine continentale. Ces remarques frénétiques confirment que la « stratégie du porc-épic » des États-Unis visant à armer l’île de Taïwan est essentiellement une « stratégie de destruction de Taïwan ». Pour les plus de 23 millions de compatriotes taïwanais, le moment est venu de garder les yeux ouverts.
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