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L’homme était auditionné par une commission d’enquête initiée par le Rassemblement national (RN) et consacrée aux “ingérences politiques, économiques et financières de puissances étrangères”.

AFP

French former prime minister Francois Fillon attends a hearing before a parliamentary committee of inquiry over links with Moscow and his presence for a time in two boards of directors of Russian multinationals, at the French National Assembly in Paris, on May 2, 2023. - The former right-wing candidate for the 2017 presidential election appeared on May 2 before a commission of inquiry, initiated by the far-rigth Rassemblement National (RN) group, focused on "political, economic and financial interference of foreign powers." (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
« Je n’ai de comptes à rendre à personne » : l’ancien Premier ministre François Fillon se défend sur ses liens avec la Russie ©AFP or licensors

”Je n’ai pas été concerné directement par des ingérences russes” et ma “carrière professionnelle” dans le privé “ne regarde que moi”, a affirmé l’ancien Premier ministre François Fillon, interrogé mardi à l’Assemblée sur sa présence passée au sein de conseils d’administration d’entreprises russes.

François Fillon était auditionné par une commission d’enquête initiée par le Rassemblement national (RN) et consacrée aux “ingérences politiques, économiques et financières de puissances étrangères”.

En introduction, l’ancien candidat de droite à la présidentielle a d’abord évoqué ses “36 ans de vie publique”, comme député, ministre ou chef du gouvernement de 2007 à 2012.

”Des ingérences étrangères, oui, j’en ai rencontrées, la plupart du temps, elles venaient d’un pays ami et allié qui s’appelait les États-Unis. J’ai été écouté avec le président Sarkozy pendant cinq ans par la NSA”, l’Agence de sécurité nationale américaine, a-t-il affirmé.

François Fillon a aussi mentionné “l’espionnage chinois” ou d’éventuelles “ingérences venant de pays comme la Turquie, le Maroc, l’Algérie qui donnent directement des consignes de votes au moment des élections françaises par l’intermédiaire de responsables religieux”, a-t-il encore affirmé.

Interrogé par la commission, il a ensuite évoqué sa reconversion dans le privé et sa présence un temps au sein du conseil d’administration des entreprises russes Sibur (pétrochimie) et Zarubezhneft (hydrocarbure), avant qu’il ne démissionne après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe.

”En 2017, dans les circonstances que chacun connaît, j’ai quitté la vie publique et de manière définitive ; j’ai entamé une carrière professionnelle, qui ne regarde que moi, je n’ai de comptes à rendre à personne, dans le respect naturellement des lois de la République”, a-t-il souligné à propos de ses activités de conseil.

”Il n’y a strictement aucune friction entre Zarubezhneft et la France, (c’est) une entreprise qui n’intervient pas en France”, mais “principalement en Asie”, a-t-il souligné.

”J’ai assisté à un conseil de la société Zarubezhneft” et à un “conseil en visioconférence pour cause de Covid de la société Sibur” avant “ma démission de ces deux conseils d’administration”, “dès l’invasion de l’Ukraine”, a déclaré François Fillon.