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La grand-mère de Nahel, tué mardi par un policier à Nanterre, a lancé ce dimanche un appel au calme après une cinquième nuit consécutive d’émeutes urbaines causée par la mort de son petit-fils de 17 ans.

AFP

«Arrêtez, ne cassez pas»: la grand-mère de Nahel, tué mardi par un policier à Nanterre, a lancé dimanche un appel au calme après une cinquième nuit consécutive d’émeutes urbaines causée par la mort de son petit-fils de 17 ans.

« Les policiers, heureusement qu’ils sont là. Les gens qui sont en train de casser, je leur dis : arrêtez. Ils ont pris Nahel comme un prétexte. Qu’ils ne cassent pas les vitrines, qu’ils ne cassent pas les écoles, pas les bus. Arrêtez, c’est des mamans qui prennent les bus, c’est des mamans qui marchent dehors, quand on n’a pas le bus, on a rien  », a exhorté Nadia, la grand-mère de Nahel, contactée par BFMTV.

« On veut calmer les choses. On ne veut pas qu’ils cassent, qu’ils restent tranquilles ces gens-là », a-t-elle poursuivi. « J’en veux aux deux policiers, parce qu’ils étaient deux, qui ont donné deux coups de crosse à la tête de mon petit-fils, et à celui qui a tiré directement dans le cœur, il pouvait lui tirer dans la jambe, dans le bras. »

« Confiance en la justice »

La dame a confié qu’elle se sent «fatiguée», «dévastée». « Nahel, il est mort. Ma fille elle est perdue, c’est fini, elle n’a plus de vie ma fille, je la comprends », a-t-elle ajouté en pleurant. « Moi, la grand-mère, ils m’ont fait perdre ma fille et mon petit-fils. »

Elle a demandé que le policier auteur du tir mortel paye pour son geste «comme tout le monde», en assurant avoir «confiance en la justice». « Il faut qu’il soit puni aussi », a-t-elle ajouté, en confiant avoir eu mal au coeur en apprenant qu’une cagnotte avait été lancée pour le policier.