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NEW YORK (Nations Unies), 12 octobre (Xinhua) — La situation humanitaire à Gaza continue de se dégrader en conséquence des frappes aériennes d’Israël, ont affirmé jeudi des travailleurs humanitaires de l’ONU.

Plus de 338.000 personnes sont désormais déplacées, ce qui représente une augmentation de 30% depuis mercredi. Plus de 218.000 délacés s’abritent dans des écoles dirigées par l’Agence de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Plus de 2.500 unités de logement ont été détruites ou gravement endommagées et rendues inhabitables tandis que près de 23.000 unités ont subi des dégâts mineurs à modérés, selon le bureau.

Au moins 88 établissements d’éducation ont été frappés, dont 18 écoles de l’UNRWA, et deux d’entre elles étaient utilisées comme abris d’urgence pour les déplacés. Cela signifie que pour la sixième journée d’affilée, plus de 600.00 enfants n’ont eu aucun accès à l’éducation dans un lieu sûr à Gaza, a-t-il indiqué.

L’unique centrale électrique de Gaza est arrivée à court de carburant et a cessé de fonctionner. Depuis le début des hostilités samedi, sept installations importantes des réseaux hydrauliques et d’assainissement, desservant plus d’1 million de personnes, ont été touchées par des frappes aériennes et gravement endommagées. La moitié des boulangeries ont moins d’une semaine d’approvisionnement en farine de blé, tandis que 70% des boutiques signalent des stocks de denrées considérablement diminués, selon la même source.

Les agences humanitaires restent confrontées à des contraintes majeures dans la livraison d’aide humanitaire. L’insécurité empêche un accès sûr aux zones et entrepôts impactés, selon l’OCHA.

Malgré les conditions difficiles, les travailleurs humanitaires ont fourni une certaine assistance, y compris par la distribution de pain frais à 137.000 personnes déplacées, la livraison de 70.000 litres de carburant pour alimenter les installations hydrauliques et d’assainissement, et l’activation de lignes d’assistance psychosociale, a précisé l’agence.

Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, a alloué mercredi 9 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence pour répondre aux besoins humanitaires.