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Alain Bauer, professeur en criminologie, a apporté des éclaircissements sur la situation en Israël et la guerre qui oppose l’État israélien au Hamas.
Vendredi soir, alors qu’Israël annonçait intensifier ses bombardements et ses opérations terrestres sur la bande de Gaza, Alain Bauer, professeur en criminologie et auteur, a livré son analyse sur l’avancée des opérations de l’armée israélienne. Dans l’émission Les visiteurs du soir sur LN24, il a d’abord évoqué les failles au sein du commandement israélien, due à l’hésitation sur la façon de réagir à l’attaque du Hamas lancée le 7octobre dernier.
« Israël a hésité pendant plusieurs jours, voire même deux semaines, sur la nature exacte de ce qui était d’abord un programme de représailles et puis un programme qui hésitait entre incursion, invasion et occupation. Ces éléments ont marqué de profondes divisions à l’intérieur de Tashal, l’armée d’Israël, et du cabinet de guerre », a expliqué Alain Bauer. Il pointe aussi « une situation inédite avec l’opinion publique israélienne », qui est « plus divisée qu’on ne le pense ». Dans l’après immédiat de l’attaque du 7 octobre, les Israéliens voulaient surtout « la vengeance et le sang », a analysé le professeur en criminologie, mais désormais, l’opinion publique place plutôt la libération des otages en priorité.
Selon l’expert français, les plans de l’armée israélienne se situent dans un entre-deux actuellement. « Mais il faut éviter d’aller trop vite », a-t-il insisté. « Car pour le moment, on ne sait rien. Si ce n’est qu’Israël a décidé d’intensifier une opération qui est la suite de l’incursion […] On ne peut pas encore annoncer LA grande opération d’incursion ».
En ce qui concerne les otages détenus par le Hamas, Alain Bauer a expliqué qu’il y avait eu des avancées dans les négociations entre l’organisation palestinienne et le Qatar (I’intermédiaire entre les deux parties). D’après Alain Bauer, la libération d’un bloc de 36 otages avait été négociée. Cependant, tout ne s’est pas déroulé comme prévu. « Visiblement, il s’est produit un événement au cours des dernières heures, puisque ce samedi matin encore, Doha donnait des informations très optimistes sur cette libération négociée. Dans le chaos général qui règne à Gaza […] il a dû se produire un élément de blocage, une information particulière […] qui a précipité » les opérations, a déclaré l’expert.