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Le Conseil de sécurité des Nations Unies reporte, pour la troisième fois cette semaine, le vote d’une résolution appelant à la suspension des combats et encourageant l’augmentation de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a reporté pour la troisième fois cette semaine le vote prévu d’une résolution appelant à la cessation des combats dans la bande de Gaza, et le vote devrait avoir lieu à nouveau jeudi.

Afin d’éviter que les États-Unis n’opposent leur veto, les puissances mondiales ont accepté de retarder le vote tout en affinant le libellé de la résolution. Selon des diplomates au fait du dossier, le texte litigieux s’articulait autour d’un appel à la cessation des hostilités et à la mise en place d’un mécanisme des Nations unies pour contrôler l’acheminement de l’aide.

Cette impasse a mis en évidence l’isolement des États-Unis sur la scène internationale, des diplomates étrangers ayant indiqué que si un compromis n’était pas trouvé rapidement, la résolution ferait l’objet d’un vote. Les négociations intenses et les retards en cours visent à éviter un nouveau veto américain au sein de l’influent organe des Nations unies.

Au début du mois, les États-Unis ont utilisé leur droit de veto pour bloquer une résolution du Conseil de sécurité qui appelait à un cessez-le-feu humanitaire immédiat à Gaza. En outre, les États-Unis ont fait partie des quelques pays qui se sont opposés à une résolution similaire à l’Assemblée générale, bien que celle-ci ait été adoptée à une écrasante majorité.

Treize membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur d’un bref projet de résolution, présenté par les Émirats arabes unis, la Grande-Bretagne s’étant abstenue. Le vote a eu lieu après que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a invoqué l’article 99 de la charte des Nations unies.

Mardi, les diplomates de l’ONU ont supprimé le terme « cessez-le-feu » d’un projet de résolution soutenu par les Émirats arabes unis. À la place, ils ont appelé à une « suspension urgente des hostilités pour permettre un accès humanitaire sûr et sans entrave, et à des mesures urgentes en vue d’une cessation durable des hostilités ». Toutefois, ces révisions n’ont pas obtenu le soutien des États-Unis.