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Afrique du Sud, CIJ, David Cameron, Gaza, génocide à Gaza, Royaume Uni
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Cameron, a exprimé son désaccord avec la décision de l’Afrique du Sud de porter plainte contre « Israël » devant la Cour internationale de justice (CIJ) au sujet du génocide à Gaza.
Malgré ses préoccupations antérieures concernant d’éventuelles violations du droit humanitaire international par « Israël » à Gaza, le ministre britannique des affaires étrangères, David Cameron, a déclaré dimanche que la Cour internationale de justice (CIJ) ne devrait pas obliger « Israël » à rendre des comptes dans l’affaire soulevée par l’Afrique du Sud.
Répondant à une question posée sur Sky News, M. Cameron a indiqué s’il soutenait l’affirmation de l’Afrique du Sud selon laquelle « Israël » devrait être poursuivi devant la CIJ en déclarant : « Non, je ne pense absolument pas [qu’Israël devrait être tenu pour responsable]… Je pense que l’action de l’Afrique du Sud est erronée. Je pense que l’action de l’Afrique du Sud est erronée, qu’elle n’est pas utile et qu’elle ne devrait pas avoir lieu ».
Ces propos interviennent alors que le génocide israélien contre les Palestiniens de Gaza entre dans son centième jour, tuant 23 968 Palestiniens, dont la plupart sont des femmes et des enfants.
"Je ne me souviens pas de tous les documents qui m'ont été présentés".
Interrogé par la présidente de la commission parlementaire des affaires étrangères, Alicia Kearns, David Cameron, le ministre britannique des affaires étrangères, a tenté d'éluder sa question et n'a pas confirmé s'il avait examiné... pic.twitter.com/uiWROZa8Wt
- Al Mayadeen English (@MayadeenEnglish) 11 janvier 2024
Le ministre britannique des Affaires étrangères a également tenté récemment d’éluder une question posée par la présidente de la commission parlementaire des Affaires étrangères, Alicia Kearns, et s’est abstenu de confirmer s’il avait examiné un quelconque avis juridique du ministère des Affaires étrangères indiquant qu' »Israël » violait le droit humanitaire international à Gaza.
Toutefois, lors de sa comparution devant la commission des affaires étrangères du Parlement au début du mois, l’ancien premier ministre a reconnu que certains aspects de l’agression israélienne contre Gaza l’avaient profondément inquiété.
« Suis-je inquiet qu’Israël ait pris des mesures susceptibles d’enfreindre le droit international, parce que tel ou tel local a été bombardé ou quoi que ce soit d’autre ?
« Oui, bien sûr, cela me préoccupe ».