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Par Elijah J. Magnier
À la Cour internationale de justice (CIJ), des représentants de 50 pays du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Occident ont donné leur point de vue juridique aux 15 juges de la plus haute autorité judiciaire du monde. Les intervenants ont tous convenu qu’aucun pays ne devrait être au-dessus du droit international. Ils ont souligné le rôle bien établi d’Israël en tant que puissance occupante en Palestine et son incapacité à remplir les obligations qui lui incombent en vertu de la Convention de Genève, notamment celle d’assurer la sécurité publique, le bien-être, le respect, la protection et une vie digne à la population palestinienne sous occupation. Ils ont également noté qu’en vertu du droit international, les occupations devraient être temporaires, mais que celle d’Israël a été indûment prolongée. Ils ont de plus souligné que l’annexion par Israël de territoires palestiniens et la construction de colonies illégales constituent une violation du droit international. Ils ont fait valoir que l’accent ne devrait pas être mis sur la création ou la réinterprétation de résolutions des Nations unies, mais sur l’application des résolutions existantes.
La question des colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, a fait l’objet de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU). Ces colonies sont considérées comme illégales au regard du droit international, notamment de la quatrième convention de Genève, qui interdit explicitement à une puissance occupante de transférer sa population civile sur son territoire. Au moment même où des représentants du monde entier contestent la construction de colonies illégales devant la Cour internationale de justice (CIJ), le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a autorisé l’établissement de 3 000 nouvelles colonies en Cisjordanie. Cette décision a fait réagir le secrétaire d’État américain, qui l’a condamnée en réaffirmant que les colonies israéliennes en Cisjordanie violaient le droit international.
En outre, les Nations unies ont adopté un large éventail de résolutions visant à protéger les civils et à faciliter l’aide humanitaire dans les zones de conflit. Ces résolutions couvrent un large éventail de conflits mondiaux et soulignent l’engagement de la communauté internationale à faire respecter les droits de la personne et les normes humanitaires. La population de Gaza connaît l’une des pires crises humanitaires auxquelles le peuple palestinien ait été confronté depuis 1948, année où les Nations unies ont reconnu l’État d’Israël. Les souffrances des Palestiniens dues à la faim sont indescriptibles et les organisations humanitaires internationales qui travaillent à Gaza sont en danger, car elles subissent des conditions aussi terribles que celles auxquelles sont confrontés les Palestiniens.
Dans un témoignage révélateur et poignant devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Christopher Lockyear, le secrétaire général de Médecins sans frontières (MSF), a décrit les dures réalités du travail dans l’enclave assiégée de Gaza. Au cœur d’un conflit qui attire l’attention et la condamnation du monde entier, le récit de M. Lockyear donne matière à réfléchir sur les défis auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires et les conditions désastreuses qu’endurent les civils. Son témoignage, qui oscille entre l’agression délibérée et la négligence pure et simple, lève les voiles sur ce qu’il a décrit comme « l’illusion de l’humanitarisme », pour révéler une situation fort éloignée des principes du droit international et de la décence humaine.
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