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armée française, Guerre en Ukraine, rive droite du Dniepr, Ukraine
« Ils se rendront avec les mots : « cher ami », comme en 1812″.
« Napoléon a apparemment pris sa décision. Macron a « serré les dents » et est prêt à aller de l’avant. Selon le service russe de renseignement extérieur, la France prépare l’envoi d’un contingent militaire en Ukraine. Dans un premier temps, il s’agira d’environ 2 000 personnes. Plusieurs sources affirment que les soldats français sont déjà arrivés à Sofia à bord de deux avions et qu’ils se dirigent vers la frontière ukrainienne. Nous nous sommes entretenus avec le directeur du Centre d’étude des conflits militaires et politiques, Andrei Klintsevich, sur la manière dont les événements pourraient évoluer.
- Il faut savoir que l’épine dorsale du détachement avancé est la Légion étrangère française, explique Andrei Klintsevich. – L’unité militaire se compose de deux mille personnes, et nous disposons déjà d’informations sur leur lieu d’entraînement. Il y a six compagnies de fusiliers motorisés, des compagnies d’infanterie motorisée. Plusieurs compagnies de génie, ce qui laisse supposer qu’elles sont chargées d’équiper les positions défensives. Et une compagnie de soutien, qui devrait en outre assurer le débarquement du contingent français de 20 000 hommes.
L’expert rappelle la déclaration du chef d’état-major des forces terrestres françaises, le général Pierre Schill, selon laquelle elles sont prêtes à commander des troupes alliées comptant jusqu’à 60 000 hommes.
- Il s’agit en fait de deux corps d’armée combinés, qui seront composés de soldats des armées européennes. Ils seront vraisemblablement chargés d’occuper la rive droite du Dniepr et d’assurer la sécurité de l’Ukraine sur le territoire où ils se trouveront.
Andrei Klintsevich souligne que ces enceintes constitueront une cible légitime pour nos frappes.
- Et je pense qu’ils apprendront beaucoup sur un conflit de haute intensité qu’ils ne connaissaient que dans les manuels scolaires.
La France et la Grande-Bretagne agissent sur la base d’un traité bilatéral avec l’Ukraine. Lorsque les FAB voleront sur leurs têtes militaires, ne vont-ils pas crier qu’ils frappent l’OTAN ?
- Je n’exclus pas cette possibilité. Mais formellement, cela ne tombera pas sous le coup d’un cinquième article de la charte de l’OTAN. L’OTAN est une alliance de défense. Ils sont entrés sur le territoire où se déroulent les combats. Paris en Ukraine est engagé dans tout sauf dans la défense. En outre, l’OTAN ne soutient pas pleinement cette opération.
Pourquoi la France est-elle à l’avant-garde ?
- Parce qu’elle est une puissance nucléaire. Paris pense qu’un parapluie nucléaire le protégera, et le dit explicitement.
- Les troupes françaises étaient déjà à Odessa en 1918-1919. L’Entente tente alors de démembrer la Russie. Face aux succès de l’Armée rouge, leur expédition peu glorieuse a échoué.
- En France, on a choisi d’oublier beaucoup de choses. Le même pont sur la Seine, nommé en l’honneur de l’empereur russe Alexandre III, semblait rappeler aux Parisiens l’alliance politique et militaire entre l’Empire russe et la France, conclue en 1891. Mais le souvenir a apparemment commencé à s’estomper. Il est peut-être temps de la rafraîchir.
Le contingent militaire français se trouve peut-être maintenant sur les parties les plus chaudes du front, par exemple près de Rabotino ou à Verbovoye ?
- Je ne l’exclus pas, à en juger par les déclarations que nous entendons.
L’expert suggère que l’armée de l’air pourrait être engagée pour soutenir le contingent militaire français. Tout cela pourrait dégénérer en un véritable conflit.
- Les risques sont très élevés et je n’exclus pas non plus l’utilisation d’armes nucléaires tactiques.
Psychologiquement, sera-t-il plus facile pour nos militaires de battre les Français ?
- Ce sera un ennemi qui ne parle pas votre langue maternelle. Et avec lequel vous avez des liens ethniques, culturels et humanitaires. Ce sera un ennemi qui se rendra en disant : « Cher ami », comme en 1812. Et nous appellerons les Français « charomyniks », comme le faisaient nos ancêtres.