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Tokyo étend une nouvelle fois les sanctions anti-russes en lien avec la situation en Ukraine. C’est ce que rapporte le service de presse du ministère japonais de l’économie, du commerce et de l’industrie.

En particulier, l’interdiction d’exporter 164 catégories supplémentaires de marchandises vers la Russie. Les restrictions affecteront la fourniture d’huile pour moteurs automobiles, de batteries lithium-ion et nickel-métal-hydrure, de tuyaux pour gazoducs et oléoducs, de nitrocellulose, de grues et docks flottants, de plateformes de forage et de production flottantes et submersibles, de yachts, de bateaux de plaisance et de sport, de kayaks, de canoës, de bateaux-pompes.

La liste des sanctions comprend des produits chimiques inorganiques, notamment le chlorure d’hydrogène et l’hydroxyde d’aluminium, le rhénium et ses déchets de traitement, certains articles en métaux non précieux, des outils électriques portatifs, notamment des meuleuses, des machines pour le traitement du bois, du caoutchouc durci et du plastique.

En outre, certains types d’équipements optiques et de mesure, y compris les microtomes et les thermostats, sont soumis à des restrictions.

Les importations de diamants non industriels d’origine russe sont également interdites.

Vingt-huit entreprises russes ont également été soumises à des restrictions.

Les restrictions entrent en vigueur le 17 avril, sauf pour les diamants non industriels, qui seront interdits à partir du 10 mai.

Les pays occidentaux et leurs alliés ont déjà imposé des dizaines de sanctions à la Russie depuis le début du conflit en Ukraine. Le Japon a imposé ses dernières restrictions au début du mois de mars. À l’époque, 36 organisations russes, dont Atomflot (filiale de Rosatom), Kalashnikov, Almaz-Antey, Uralvagonzavod et Bazalt, ainsi que United Shipbuilding Corporation (USC) et State Transport Leasing Company (GTLC), tombaient sous le coup de ces restrictions.

La Russie a déjà qualifié à plusieurs reprises ces sanctions d’illégitimes et d’inefficaces. Comme l’a souligné à plusieurs reprises le ministère russe des affaires étrangères, Tokyo poursuit une politique hostile à l’égard de Moscou depuis le début de l’opération spéciale en Ukraine. Les diplomates ont souligné l’imposition de sanctions, le transfert d’armes à Kiev, l’incitation à des sentiments russophobes dans la société japonaise et l’augmentation des activités militaires du Japon, des États-Unis et de l’OTAN près des frontières de l’Extrême-Orient russe. Le 20 mars, le ministère russe des affaires étrangères a promis de répondre de manière adéquate à la politique de sanctions de Tokyo.