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Égypte, États-Unis, bande de Gaza, Hamas, Israël, le Caire, Palestine, Qatar
La proposition se compose de trois étapes, chacune d’entre elles durant 42 jours.
Première étape :
La première phase s’articule autour du retour progressif des civils déplacés dans le nord de la bande de Gaza, sans qu’aucun nombre précis ne soit mentionné, tout en reconnaissant que la proposition précédente prévoyait le retour de 2 000 personnes déplacées par jour.
Cette phase implique en outre la mise en place de logements temporaires dans la région nord, sous la supervision d’une équipe des Nations unies chargée d’assurer le retour en toute sécurité des personnes déplacées.
En outre, 500 camions d’aide seront livrés chaque jour, dont une partie sera allouée à la région du nord, y compris des tentes et des caravanes. De plus, des efforts seront faits pour réhabiliter les hôpitaux, les centres de santé et les boulangeries, tout en rétablissant les infrastructures telles que les routes, l’eau, l’électricité, l’assainissement et les réseaux de communication. En outre, les équipements destinés à l’enlèvement des débris seront autorisés à entrer sur le territoire.
Pour sa part, le Hamas s’est opposé à la question du retour progressif des personnes déplacées.
La proposition suggère également que les forces israéliennes quittent les zones densément peuplées pour s’installer dans des lieux désignés par « Israël » sur une carte. Mais le Hamas a rejeté cette proposition, estimant que l’expression « en dehors des zones densément peuplées » était vague, ce qui donnerait à « Israël » l’autorité de contrôler ces zones et d’établir une zone tampon. Dans le même temps, le Hamas a accepté la présence des forces d’occupation à la frontière, à condition qu’un retrait complet soit finalement effectué.
La proposition comprenait également l’approbation par « Israël » de l’ouverture des rues al-Rashid et Salah al-Din, avec des forces israéliennes stationnées à 500 mètres de celles-ci.
Le Hamas a rejeté cette proposition et a demandé à la place un retrait jusqu’à la rue Salah al-Din et un retrait de la rue al-Rashid. Ils ont proposé que les forces israéliennes soient stationnées au carrefour « Netzarim » dans le cadre de la première étape. Cependant, ils ont souligné qu’à la fin de cette étape, toutes les forces doivent se retirer à l’extérieur des frontières.
La proposition comprend également la libération de 40 prisonniers israéliens, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, en échange de la libération de 900 prisonniers palestiniens, dont 100 condamnés à perpétuité.
En ce qui concerne la question des prisonniers, deux problèmes principaux se posent :
Selon les sources, le premier problème est qu' »Israël » a exigé la libération de 40 captifs. Mais s’il n’y a pas assez d’enfants, de femmes et de personnes âgées parmi eux, il insiste sur la libération des captifs masculins. Le Hamas a rejeté cette condition.
La seconde est que la proposition inclut le droit d' »Israël » d’expulser qui il veut des prisonniers condamnés à perpétuité, ce que le Hamas a également rejeté.
Deuxième étape :
L’accord entre les deux parties comprend « la libération de tous les prisonniers israéliens et le retour à un calme durable ». Toutefois, le Hamas a estimé que l’expression « calme durable » n’était pas claire et a souligné que la deuxième étape n’incluait aucune information concernant un cessez-le-feu ou un retrait complet des forces d’occupation israéliennes.
La deuxième étape ne précisait pas non plus le nombre de prisonniers palestiniens à libérer, selon les sources.
Troisième étape :
L’accord d’échange inclut les corps et les restes des Israéliens tués et des martyrs palestiniens. Les sources ont révélé que l’accord est entièrement garanti par l’Égypte, le Qatar et les États-Unis.
Le Hamas affirme son adhésion aux « exigences naturelles ».
Cet accord intervient après que la délégation du Hamas a affirmé, le 8 avril, l’adhésion du mouvement à ses exigences nationales naturelles lors des négociations en vue d’un cessez-le-feu à Gaza.
Lors d’une réunion avec le ministre égyptien des renseignements, Abbas Kamel, dans la capitale égyptienne, Le Caire, la délégation du Hamas a souligné la nécessité de parvenir à un accord qui mette fin à l’agression, garantisse le retrait des forces d’occupation israéliennes de Gaza, permette aux personnes déplacées de retourner librement dans leurs régions et lieux de résidence, soulage le peuple palestinien et entame la reconstruction de ce qui a été détruit par l’occupation israélienne.
Le Hamas a ajouté qu’un accord d’échange de prisonniers devait être conclu, par lequel les détenus palestiniens seraient libérés en échange des prisonniers israéliens détenus par la Résistance palestinienne dans la bande de Gaza.
Le mouvement a réitéré son engagement, avec toutes les forces et factions palestiniennes, à atteindre les objectifs nationaux et à établir un État palestinien pleinement souverain avec sa capitale al-Qods, et le droit au retour et à l’autodétermination.