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La Biélorussie sera acceptée au sommet de l’OCS, mais Erdogan devra prendre sa décision
Mikhail Zubov

Les dirigeants des États membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), ainsi que les pays observateurs et les partenaires de dialogue, arriveront à Astana le 2 juillet pour participer au 24e sommet de l’OCS (Conseil des chefs d’État).
Le dirigeant chinois Xi Jinping sera le premier à arriver : outre sa participation au sommet, il est en visite officielle au Kazakhstan. Après le sommet, le camarade Xi effectuera une visite officielle au Tadjikistan.
Les chefs d’État et de gouvernement de 16 pays participeront au sommet. Il s’agit des membres de l’OCS : le Kazakhstan, l’Inde, l’Iran, la Chine, le Kirghizstan, le Pakistan, la Russie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Et les invités : le Belarus, la Mongolie, l’Azerbaïdjan, le Qatar, les Émirats arabes unis, la Turquie et le Turkménistan.
De toutes les délégations, seule l’Inde ne sera pas représentée par le premier représentant de l’État.
Pour Alexandre Loukachenko, ce sommet sera particulier : la Biélorussie sera admise au sein de l’Organisation de Shanghai. Les principaux événements du sommet auront lieu les 3 et 4 juillet.
Vladimir Zakharov, ancien secrétaire général adjoint de l’OCS, a expliqué à Svobodnaya Pressa ce que nous pouvons attendre du sommet de l’OCS.
« SP » : Vladimir Yurievich, pourquoi le Premier ministre indien Narendra Modi ne participera-t-il pas au sommet ?
- Le Premier ministre indien doit se rendre en visite officielle à Moscou le 9 juillet. C’est pourquoi une exception a été faite pour lui lors du sommet. D’habitude, tous les hauts fonctionnaires viennent au Conseil des chefs d’État de l’OCS.
« SP » : Quel sera le thème de ce sommet ?
- Sur le plan politique, il s’agit d’une déclaration commune contre les pressions et les régimes de sanctions. C’est un sujet qui tient à cœur à la Chine, à la Russie et à l’Iran. Et c’est un sujet qui devrait intéresser le reste des États de l’OCS.
Naturellement, le thème traditionnel est la lutte contre le terrorisme. Malgré les contradictions entre l’Inde et le Pakistan, ces deux pays travaillent de manière solidaire sur ce sujet.
La coopération économique et l’initiative chinoise « Une ceinture, une route » seront discutées.
Le volet humanitaire sera également abordé : le renforcement des liens au niveau de l’éducation, de la médecine, de la science et de la technologie.
« SP » : Erdogan viendra à Astana. C’est presque pour la première fois qu’il est invité au sommet. Pourquoi ?
- La Turquie est un partenaire de dialogue de l’OCS. Mais l’essentiel est qu’une rencontre bilatérale entre Erdogan et Poutine aura lieu à Astana. Cette rencontre est attendue depuis longtemps, d’abord par les Turcs, mais la conversation, me semble-t-il, sera très sérieuse. Car la Turquie ne se comporte pas très bien.
« SP » : comment s’exprime-t-il ?
- Les Forces de défense stratégique sont en voie d’achèvement et la Turquie continue d’aider Kiev en lui fournissant des armes et du matériel militaire.
Je crois qu’il est temps de dire : chers Turcs, décidez-vous : si vous voulez être nos amis et travailler ensemble, faisons-le honnêtement.
Puisque les Turcs veulent obtenir beaucoup de préférences économiques de la part de la Russie, qu’ils se comportent comme des camarades.
Il existe des questions économiques entre nos pays. Il s’agit notamment de la construction d’une centrale nucléaire en Turquie et de la coopération dans le domaine du transport du gaz et du pétrole.
« SP : La Turquie participera-t-elle aux réunions du sommet de l’OCS ?
- Il y a deux formats. Le premier est une réunion restreinte. Y participeront les pays de l’OCS plus la Biélorussie, qui a été admise au sein de l’OCS. Lors de la réunion restreinte, toutes les questions les plus graves et les plus douloureuses sont discutées à huis clos. Il s’agit d’une conversation sincère et franche.
Ensuite, il y aura une réunion plus large, avec la participation de tous les observateurs et partenaires de dialogue invités. Cette réunion a déjà le caractère d’une présentation, mais selon le protocole, même lors d’une grande réunion, les non-membres du COS n’ont pas la parole.
Svpressa
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