Pour être franc, je n’y étais pas et je n’étais même pas devant la télévision.
Depuis mon rocher sur l’océan, je commente ce matin à partir des reportages et multiples vidéos…Impossible de passer à côté d’un phénomène de société… Les avis se répartissent sur un mode assez classique! Les médias et la plupart des éditoriaux (sauf exceptions), sont presque unanimes pour crier au génie, au sublime et au merveilleux. Les commentaires de particuliers sont plus partagés, oscillant entre l’euphorie et la condamnation d’un spectacle ressenti comme décadent.
Personnellement (pardon, il faut bien parler sentiment personnel dans ce genre de circonstances), je me situerais sur le plan du goût, et non de l’idéologie. Ce genre de spectacle médiatique, grandiloquant, monumental, colossal m’indiffère toujours au plus haut point. Je préfère l’intimité d’une salle de concert ou de cinéma ou de théâtre, encore mieux la solitude d’un bon livre, au style du show grandiose et titanesque.
C’est ainsi, je n’y peux rien, c’est dans mon caractère et aucune insulte ni mépris ne me fera changer. Et puis, je déplore l’hypocrisie du message: la cérémonie est censée être un moment d’unité nationale. Alors pourquoi cracher sur les chrétiens (encore 20% des Français) en caricaturant la Cène? Eh oh, les courageux provocateurs, vous feriez la même chose avec une autre religion? Et sublimer la décapitation de Marie-Antoinette? Vous trouvez cela bien, une « étrangère », arrachée à ses enfants dans sa geôle, pour être martyrisée devant la foule? Et quel rapport avec le sport?
Les JO servent toujours de prétexte à une forme d’exaltation idéologique, qu’ils se déroulent à Berlin 1936, à Moscou en 1980 ou à Pékin en 2008. Et toujours, le principe d’une mise en scène mirifique pour couvrir les ténèbres ou ou le malheur des temps. Ainsi, la cérémonie d’ouverture des JO 2024 célèbre la « déconstruction », comme valeur emblématique de la France macronienne.
[Autre chose: pour moi, c’est un mystère de l’histoire auquel je n’ai guère trouvé d’explication: compte tenu de l’usage qu’en firent les nazis en 1936 pour célébrer l’avènement de la « nouvelle Allemagne » et son Führer, pourquoi les JO n’ont-ils pas été définitivement bannis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale?]