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Iran:, Isra¨zl, la mise en scène, la riposte, les médias israéliens

Le riposte d’Israël aux frappes de l’Iran se révèle avoir été une mise en scène peu convaincante. Les médias israéliens ne s’y sont pas trompés. Tout avait été négocié à l’avance par les deux pays par l’intermédiaire des Etats-Unis….et de la Russie! En réalité, Benjamin Netanyahu espérait ne pas perdre la face tout en évitant de déclencher une riposte iranienne destructrice pour Israël. Le résultat est d’avoir révélé l’incapacité de l’armée israélienne à affronter l’Iran sans un éventuel soutien américain. Mais les USA n’osent pas déclencher un conflit dans lequel la Russie serait forcément impliquée…. En tout cas, comme le montre notre image liminaire, on trouve sur les réseaux sociaux des montages soulignant le peu de pression qu’Israël, dont les dirigeants prennent la pose, a fait peser sur Téhéran, dont les hauts responsables militaires réagissent avec distance….

C’est l’histoire d’une mise en scène qui ne trompe personne, sauf peut-être les médias occidentaux. Israël a fait semblant de riposter à l’Iran. L’image ci-dessus affirme qu’Israël a utilisé des photos anciennes pour donner une consistance à sa frappe. Et samedi les médias israéliens étaient très critiques.
Les médias israéliens ont mis en doute l’efficacité de la récente attaque israélienne contre l’Iran, la décrivant comme une action largement symbolique qui n’a pas permis d’atteindre des objectifs stratégiques significatifs. Les rapports de Kan et d’autres sources ont mis en évidence un sentiment croissant d’insatisfaction au sein d’« Israël » quant à l’impact limité de l’opération.
Le correspondant des affaires arabes, Roy Kays, a suggéré que s’il était à la place de [Sayyed Ali] Khamenei, il se rendormirait et évaluerait la situation concernant l’attaque contre l’Iran le lendemain matin.
Selon les médias israéliens, la récente attaque contre l’Iran n’a été qu’un coup d’éclat qui n’a permis d’atteindre aucun objectif stratégique.
En outre, les médias ont suggéré que la réponse limitée à l’Iran était politiquement motivée, destinée à rassurer les partisans du Premier ministre Netanyahou quant à l’action entreprise.
Rami Yitzhar, figure des médias israéliens et ancien officier supérieur de la police militaire israélienne, a estimé que l’attaque contre l’Iran, qu’il a qualifiée de « minuscule et faible », était une astuce politique de M. Netanyahou pour montrer à ses partisans qu’il avait fait quelque chose contre Téhéran.
Commentant la déclaration « explosive » du porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari, à propos de l’attaque, Yitzhar a déclaré qu’elle était « dans une certaine mesure pleine d’éléments de fausse autoglorification, mais son langage corporel (Hagari) prouve qu’il comprend que ce n’était qu’un spectacle » et que « le seul but de cette action était politique : montrer aux électeurs de Netanyahou que nous avons fait quelque chose, et c’est tout ».
Parallèlement, les médias israéliens ont rapporté que l’ancien chef de la division des renseignements du Mossad, le général de brigade (réserviste) Amnon Sofrin, avait averti que l’Iran avait la capacité de lancer une opération extrêmement puissante contre « Israël ».
Le gouvernement israélien a peur d’une riposte dure de l’Iran
The Cradle essaie de prendre au sérieux l’action de l’armée israélienne mais le compte-rendu transpire le doute:
Les images qui ont fait surface par la suite – bien que peu nombreuses – ont montré des canons antiaériens iraniens tirant dans le ciel de Téhéran, mais aucun signe de missiles n’ a été enregistré dans ces vidéos. L’absence de preuves visibles de l’existence de missiles a suscité un débat parmi les analystes, certains suggérant que l’État d’occupation a employé des tactiques conçues pour échapper aux méthodes de détection traditionnelles, éventuellement en utilisant des drones furtifs ou à basse altitude. Mais d’autres ont mis en doute le fait que les avions israéliens aient même pénétré dans l’espace aérien iranien.
Les deuxième et troisième vagues de frappes ont eu lieu deux à quatre heures plus tard, lorsque les systèmes de défense aérienne sont devenus actifs dans les provinces iraniennes d’Ilam (ouest) et de Khuzestan (sud-ouest). Cette stratégie en plusieurs vagues témoigne d’une tentative calculée d’affaiblir les défenses iraniennes, en sondant leurs temps de réponse et leur résistance dans plusieurs régions à la fois.
Les médias occidentaux ont commencé à présenter les frappes israéliennes comme énormes et réussies, alors que les nouvelles concernant les premiers raids s’estompaient. Ces descriptions sans preuves ont été accueillies avec scepticisme par les responsables iraniens, qui ont souligné l’efficacité de leurs défenses aériennes pour minimiser les dommages causés par les frappes israéliennes.
Tout se passe comme si le gouvernement israélien avait voulu sauver la face sans pour autant s’attirer une riposte israélienne foudroyante. C’est vers cette hypothèse’ que tend le compte-rendu de Military Watch.
La faible ampleur de l’attaque israélienne a soulevé des questions quant à son objectif, et trois possibilités sont apparues :
La première option est que l’attaque était destinée à tester les défenses aériennes iraniennes, potentiellement en préparation d’une attaque de plus grande envergure à l’avenir, au cours de laquelle les planificateurs israéliens seront plus familiers avec les défenses iraniennes. Un tel test pourrait également détourner l’attention des forces iraniennes vers Téhéran, ce qui pourrait être bénéfique si la cible principale d’Israël était ailleurs.
La deuxième option est que les avions israéliens de la première vague ont vu leurs attaques de missiles interceptées avec succès, comme l’affirment des sources iraniennes, ce qui a conduit à l’annulation d’autres vagues de frappes dans l’espoir qu’elles seraient elles aussi inefficaces.
La troisième option est que la frappe était destinée à démontrer la détermination du gouvernement, principalement à l’intention du public israélien. L’Iran s’étant engagé à riposter durement et à une échelle sans précédent à toute attaque israélienne, une frappe de très faible ampleur pourrait potentiellement être ignorée par Téhéran tout en permettant aux dirigeants israéliens de conserver leur crédibilité sur le plan intérieur et de répondre aux appels nationaux à la riposte, tout en évitant l’escalade.
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