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complice de génocide, CPI, crimes contre l'humanité, Criminel de Guerre, France, Gaza, Netanyahou
Edouard Husson

Benjamin Netanyahu, who is wanted by the ICC for war crimes and crimes against humanity, is currently flying to the US to meet with Donald Trump.
ICC member states are obligated to cooperate fully with the court, including in the arrest and surrender of individuals sought by the… pic.twitter.com/sDBD9C4Cba
— John McEvoy (@jmcevoy_2) February 2, 2025
John McEvoy, du média libre Declassified UK, écrit dans le post X ci-dessus:
Benjamin Netanyahu, qui est recherché par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, se rend actuellement aux États-Unis pour rencontrer Donald Trump.
Les États membres de la CPI sont tenus de coopérer pleinement avec la Cour, y compris pour l’arrestation et la remise des personnes recherchées par la Cour lorsque celles-ci se trouvent sur leur territoire. L’espace aérien en fait partie.
Selon les données de suivi des vols, l’avion « Wing of Zion » de M. Netanyahu a aujourd’hui traversé l’espace aérien de la Grèce, de l’Italie et de la France, tous signataires de la CPI.
Les gouvernements de ces pays doivent expliquer pourquoi ils ont permis à un criminel de guerre recherché de traverser leur espace aérien.
La France complice
En réalité, c’est dès le 27 novembre dernier que la France avait fait savoir qu’elle n’appliquerait pas le mandat de la CPI, contre ses obligations internationales. Voici le texte du communiqué:
La France respectera ses obligations internationales, étant entendu que le Statut de Rome exige une pleine coopération avec la Cour pénale internationale (CPI) et prévoit également qu’un État ne peut être tenu d’agir d’une manière incompatible avec ses obligations en vertu du droit international en ce qui concerne les immunités des États non parties à la CPI. De telles immunités s’appliquent au Premier ministre Netanyahou et aux autres ministres concernés et devront être prises en considération si la CPI devait nous demander leur arrestation et remise.
Conformément à l’amitié historique qui lie la France à Israël, deux démocraties attachées à l’État de droit et au respect d’une justice professionnelle et indépendante, la France entend continuer à travailler en étroite collaboration avec le Premier ministre Netanyahou et les autres autorités israéliennes pour parvenir à la paix et à la sécurité pour tous au Moyen-Orient.
En réalité, l’argument, utilisé par Israël, selon lequel la Palestine n’est pas un Etat souverain aurait pu être utilisé par Paris pour expliquer que Tel-Aviv ne remplit pas ses obligations internationales – soit que l’on s’appuie sur le fait qu’Israël ne respecte pas ses obligations de puissances occupante, soit que l’on s’appuie sur le fait qu’Israël ne respecte pas les résolutions de l’ONU demandant l’établissement d’un Etat palestinien.
Le dossier du gouvernement français est impossible à plaider. Les gouvernants français pourront un jour être accusés de complicité de crime contre l’humanité.