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Par Elijah J. Magnier

Après s’être autoproclamé propriétaire de Gaza et déclaré que les Palestiniens n’ont « pas de droit au retour », la rhétorique et l’approche du président Trump à l’égard du conflit israélo-palestinien font figure d’improvisation irréfléchie. Peu soucieux des complexités de la situation, il se positionne comme une figure autoritaire brandissant des ultimatums pour affirmer son contrôle sur la région.
Dans l’une de ses déclarations les plus alarmantes, le président Trump a lancé un avertissement sévère au Hamas : « Si tous les prisonniers (et pas seulement ceux dont la libération a été convenue en plusieurs phases dans l’accord de cessez-le-feu) ne sont pas libérés d’ici samedi midi, le cessez-le-feu sera révoqué et l’enfer se déchaînera sur le Hamas. » Cet ultimatum, lancé sans stratégie cohérente ni respect du droit international, souligne une fois de plus le caractère décousu de la politique étrangère de son administration.
Cet épisode dresse le portrait d’un dirigeant aux tendances autoritaires, qui mise sur les menaces et l’esbroufe plutôt que sur la diplomatie et un engagement significatif. L’approche de Trump, motivée par l’ignorance et le manque de compréhension des problèmes profondément enracinés de la région, a donné lieu à des politiques davantage destinées à renforcer son image personnelle qu’à promouvoir la paix ou la stabilité dans la région.
Une proposition surprenante et controversée a récemment été lancée : le projet de Trump d’acheter et de posséder Gaza, de la transformer en un projet de développement immobilier et d’en céder éventuellement des parties à d’autres pays du Moyen-Orient. Le président américain a explicitement déclaré qu’il n’y aurait pas de droit au retour pour les Palestiniens dans le cadre de sa prise de contrôle de Gaza, une démarche qui méprise de manière flagrante le droit international et de multiples résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette manœuvre géopolitique sans précédent soulève de graves préoccupations juridiques, diplomatiques et stratégiques, tout en suscitant l’indignation des Palestiniens, qui refusent d’être traités comme une population à vendre.