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Le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum, déclarant que si tous les captifs sionistes détenus par le mouvement de résistance palestinien Hamas à Gaza n’étaient pas libérés d’ici samedi midi, il proposerait d’annuler le cessez-le-feu et de « laisser l’enfer se déchaîner ».
S’adressant aux journalistes dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche lundi soir, Trump a également suggéré que les États-Unis pourraient suspendre l’aide à la Jordanie et à l’Égypte à moins que ces pays n’acceptent d’accueillir les Palestiniens déplacés de Gaza, une mesure largement condamnée comme une tentative de déplacement forcé.
Le cessez-le-feu a été initié le mois dernier entre le régime israélien et le Hamas dans l’espoir de mettre fin à une guerre génocidaire féroce menée par le régime qui a coûté la vie à au moins 47 000 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants.
Depuis son entrée en vigueur, l’accord a fait l’objet de nombreuses violations par Israël qui ont coûté la vie à des centaines d’autres Palestiniens. L’accord prévoit la libération progressive des captifs sionistes en échange de prisonniers palestiniens.
Plus tôt lundi, le Hamas a annoncé qu’il suspendait le processus d’échange de prisonniers, invoquant des violations israéliennes de l’accord. En réponse, Tel-Aviv a ordonné à l’armée de se préparer à « n’importe quel scénario à Gaza ».
Interrogé sur les mesures spécifiques que les États-Unis prendraient pour faire respecter sa demande, Trump a répondu : « Vous le découvrirez. Et ils le découvriront aussi. Le Hamas découvrira ce que je veux dire ».
Trump a également menacé de couper l’aide américaine à la Jordanie et à l’Égypte si ces pays n’accueillaient pas les Palestiniens de Gaza.
« Je pourrais la suspendre [l’aide américaine] », a-t-il déclaré. Son administration a poussé au déplacement massif de l’ensemble des plus de deux millions de Palestiniens de Gaza, un plan dénoncé et qualifié par de nombreux États de la région et du monde et des experts juridiques de « nettoyage ethnique ».
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a rejeté tout arrangement qui porterait atteinte aux droits des Palestiniens, tandis que les responsables égyptiens ont exprimé leur inquiétude quant à l’échec des négociations de cessez-le-feu si Washington ne clarifiait pas sa position.
Malgré les commentaires de Trump, le Hamas a indiqué que les négociations pourraient se poursuivre si le régime israélien respectait ses engagements.
« La porte reste ouverte pour que le prochain échange de prisonniers se déroule selon le plan prévu, une fois que [Israël] se sera acquitté de ses obligations », a déclaré le groupe dans un communiqué.
Selon le Hamas, Donald Trump devrait comprendre que la libération des prisonniers israéliens ne peut être obtenue que par le respect des accords en vigueur.
Un haut membre du bureau politique du Hamas, a souligné que pour garantir la pérennité du cessez-le-feu à Gaza, il est impératif que les deux parties respectent leurs engagements. Il a insisté sur le fait que cette coopération est essentielle pour faciliter le retour des prisonniers israéliens.
« Trump devrait savoir que pour que le cessez-le-feu à Gaza dure, les deux parties doivent respecter leurs obligations. C’est la seule façon de ramener les prisonniers [israéliens] », a-t-il indiqué.
En outre, il a critiqué le ton menaçant employé par Trump, affirmant que ce type de discours n’apporte aucune solution et ne fait qu’aggraver la situation.
Il a déclaré que durant les trois dernières semaines le Hamas a attentivement observé les cas de violation de la trêve par l’ennemi et son non-respect envers les termes de l’accord.
Parmi ces cas figurent le retard dans le retour des personnes déplacées dans le nord de Gaza, les bombardements et les tirs d’artillerie sur la population civile, ainsi que le refus d’autoriser l’entrée de l’aide humanitaire, contrairement aux accords établis, alors même que le Hamas a respecté ses propres engagements.
En réaction à ces déclarations du Hamas, le ministre israélien de la Guerre, Israel Katz, a annoncé avoir donné des instructions à l’armée pour qu’elle se mette en état d’alerte maximale face à tout scénario éventuel à Gaza.