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Paul K. Martin, nommé par le président Joe Biden en décembre 2023, a été informé de son licenciement par un courriel de la Maison Blanche.

La Maison Blanche a limogé mardi soir l’inspecteur général indépendant de l’Agence américaine pour le développement international, un jour après que son bureau a publié un rapport cinglant évaluant l’impact des efforts de l’administration Trump pour réduire considérablement la mission de l’agence.
Paul K. Martin, nommé par le président Joe Biden en décembre 2023, a été informé de son licenciement par un courriel de deux phrases de Trent Morse, directeur adjoint du Bureau du personnel présidentiel de la Maison Blanche, selon une copie de la note consultée par le Washington Post. M. Martin supervisait une équipe de 275 personnes et une douzaine de bureaux situés à l’étranger.
L’administration américaine entend licencier près de 90% des quelque 10’000 employés de l’agence, mais la justice a pour l’instant suspendu le plan de départ. Le démantèlement de l’USAID aurait des conséquences massives pour de nombreuses ONG dans le monde qui dépendent de l’aide et des financements américains, et aurait un lourd impact sur l’influence américaine dans le monde, l’USAID étant un outil majeur de « soft power ».
Le rapport publié lundi se penche sur les « risques et défis pour la sauvegarde et la distribution des 8,2 milliards de dollars de l’USAID en fonds d’aide humanitaire engagés mais non décaissés » du fait de la suspension des programmes d’aide étrangère décidée par le Département d’Etat et la décision de réduire les effectifs de l’agence, « qui ont considérablement réduit la capacité opérationnelle de son Bureau d’assistance humanitaire (BHA) ».
La réduction des effectifs limitera la capacité du BHA de l’USAID « à empêcher que de l’aide humanitaire soit bloquée pour d’éventuels liens avec des groupes terroristes, et à surveiller les livraisons d’aide dans des environnements à haut risque », estime-t-il. La suspension de l’aide rend elle incertaine la situation de « plus de 489 millions de dollars d’aide alimentaire dans les ports, en transit et dans les entrepôts », qui risquent de se détériorer, nécessitent de trouver des lieux de stockage, et risquent d’être détournés.