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« Nous sommes réunis ici aujourd’hui car il s’agit d’un moment unique pour la sécurité de l’Europe et que nous devons tous nous mobiliser », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer à l’ouverture de ce sommet.

Trouver une bonne solution pour l’Ukraine est « essentiel pour la sécurité de chaque pays ici et de nombreux autres aussi », a ajouté le chef du gouvernement britannique.

« Nous sommes avec vous, aussi longtemps qu’il le faudra », lui a dit Keir Starmer, estimant que ce sommet représentait « un moment pour s’unir ».

Parmi les 19 participants se trouvent notamment le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, les Premiers ministres canadien Justin Trudeau, polonais Donald Tusk, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte et les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, est lui aussi présent.

Keir Starmer: « L’effort pour la paix en Europe ne réussira qu’avec le soutien des Etats-Unis »

À l’issue du sommet sécuritaire à Londres réunissant la plupart des principales puissances membres de l’Otan à l’exception des Etats-Unis, le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que l’Europe devait désormais faire « le gros du travail » en Ukraine. Mais « pour réussir, l’effort pour défendre la paix sur notre continent doit être fortement soutenu par les États-Unis », a-t-il estimé.

Il s’est dit optimiste en vue d’obtenir « une issue positive » de la part de Washington. « Je rejette l’idée selon laquelle les Etats-Unis ne sont pas un allié fiable », a-t-il lancé.

Il a expliqué que plusieurs pays ont dit être prêts à participer à une « coalition de volontaires » en train d’être « développée » au niveau européen pour venir en aide à l’Ukraine. « En cas d’accord de paix, nous renforceront les capacités de défense de l’Ukraine », a-t-il affirmé, ajoutant que le Royaume-Uni était « prêt à déployer des avions dans le cadre d’une opération de maintien de la paix » dans ce pays.

Il n’a toutefois pas précisé de quels pays il s’agissait: « Je les laisserai effectuer leurs propres déclarations sur la manière exacte dont ils veulent contribuer mais nous avons pu faire avancer ça », a-t-il dit.

Plusieurs hauts responsables américains évoquent un départ de Volodymyr Zelensky du pouvoir

Les Etats-Unis ont encore fait monter la pression dimanche sur Volodymyr Zelensky, lorsque le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz a évoqué à la télévision l’idée que le dirigeant ukrainien pourrait devoir quitter ses fonctions après les brimades de Donald Trump et JD Vance à la Maison Blanche.

« Nous avons besoin d’un dirigeant qui peut traiter avec nous, traiter avec les Russes à un moment et mettre fin à cette guerre. S’il devient évident que le président Zelensky, soit pour des motivations personnelles, soit politiques, diverge de la volonté de mettre fin aux combats dans son pays, alors je crois qu’on a un vrai problème », a-t-il dit lors d’une interview sur la chaîne CNN.

Il a encore réfuté toute notion d’une « embuscade » contre le président ukrainien et réitéré le fait que pour mettre fin à la guerre, il faudra des « concessions territoriales » de l’Ukraine et des « garanties de sécurité menées par l’Europe.

Le président républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson a renchéri en estimant que « quelque chose doit changer » en Ukraine. « Soit il revient à la raison et à la table des négociations avec gratitude, soit quelqu’un d’autre doit diriger le pays pour le faire », a-t-il affirmé sur la chaîne NBC en référence à Volodymyr Zelensky.

Vendredi, immédiatement après l’altercation à la Maison Blanche, l’influent sénateur républicain Lindsey Graham, avait déclaré: « Zelensky doit soit changer profondément d’attitude ou partir ».